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13 septembre, 2026 - 13:12:35
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Pétitions contre Kamerhe : une commission spéciale créée pour trancher

La rentrée parlementaire de septembre s’est ouverte sous haute tension à l’Assemblée nationale. Le jour même de l’ouverture de la session, des pétitions signées par 262 députés ont été déposées officiellement contre le président Vital Kamerhe et quatre membres de son Bureau, déclenchant une procédure inédite. Pour encadrer cette initiative, les chefs de groupes parlementaires ont été invités à désigner les députés siégeant à la commission spéciale chargée d’examiner les griefs et de rendre ses conclusions dans un délai de 72 heures. Le recours à un huissier, après la fermeture du service des courriers, a garanti la validité du dépôt, tandis que les excuses publiques de Vital Kamerhe n’ont pas suffi à calmer les contestataires. Cette séquence témoigne d’un exercice institutionnel rare : un Parlement qui, dès le premier jour de la session, affirme sa capacité à contrôler son Bureau et à exiger transparence et responsabilité.

Les chefs des groupes parlementaires de l’Assemblée nationale ont été invités, mercredi 17 septembre, à transmettre au vice-président de l’institution, assurant l’intérim du président, les noms des députés qui siégeront au sein de la commission spéciale chargée d’examiner les pétitions visant certains membres du Bureau. Cette structure temporaire disposera de 72 heures pour introduire ses conclusions, avant de soumettre un rapport détaillé à la plénière.

La mise en place de cette commission illustre la volonté de respecter scrupuleusement les procédures prévues par le règlement intérieur, dans un contexte politique où la pression est montée d’un cran. La rentrée parlementaire de septembre, ouverte le 15 septembre, s’est en effet immédiatement placée sous tension avec le dépôt d’une pétition inédite par le député Crispin Mbindule et son groupe, visant à destituer le président de l’Assemblée nationale, Vital Kamerhe, et quatre autres membres du Bureau. Avec 262 signatures recueillies, l’initiative a marqué un tournant dans la vie institutionnelle du pays, en témoignant de la capacité des élus à exercer un contrôle effectif sur leur direction.

Le recours à un huissier pour le dépôt de la pétition, motivé par la fermeture du service des courriers, a garanti la validité de la démarche et souligné la détermination des pétitionnaires. Quelques heures plus tôt, Vital Kamerhe, lors de son discours d’ouverture, avait présenté des excuses aux députés signataires, les invitant à reconsidérer leur initiative « à la lumière des progrès réalisés » et du « contexte particulier » traversé par la République démocratique du Congo.

« Vital Kamerhe doit partir. Le pardon prouve qu’il a détourné », a rétorqué Crispin Mbindule, ancien député de l’UNC et chef de file des contestataires, affirmant le caractère irréversible de la démarche.
Ce bras de fer intervient dans un calendrier institutionnel déjà dense, marqué par le dépôt du projet de loi des Finances 2026. Si la tension reste palpable dans les couloirs du Palais du peuple, le déclenchement formel de la procédure de destitution consacre une dynamique parlementaire où le contrôle et la transparence s’imposent au cœur du jeu politique.

L’issue de la démarche pourrait redéfinir l’équilibre des forces à la chambre basse. Mais, au-delà des incertitudes, l’épisode confirme la vitalité de la démocratie congolaise : un Parlement qui débat, contrôle et assume ses prérogatives face à son propre Bureau, dans un exercice institutionnel sans précédent.

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