75.58 F
Kinshasa
23 septembre, 2026 - 07:36:42
Image default
CoopérationFlash InfosLa unePolitique

Souveraineté congolaise menacée, unité fragilisée: le Qatar interpellé sur des clauses « léonines » du projet d’accord RDC–M23–Rwanda

Dans un plaidoyer adressé au ministre d’État qatari Mohammed Al-Khulaifi, les organisations de la société civile du Sud-Kivu prennent la plume pour mettre en garde contre certaines clauses jugées « léonines » du projet d’accord de paix global en négociation à Doha. Elles dénoncent une remise en cause de la souveraineté congolaise et alertent sur le risque de balkanisation de l’Est du pays. Cette initiative, largement diffusée auprès de chefs d’État africains, européens et américains, ainsi que des instances onusiennes et régionales, témoigne d’une volonté de replacer les populations civiles au cœur du processus. Les signataires appellent à intégrer la société civile aux pourparlers et à privilégier une paix qui ne se fasse ni au détriment de l’unité nationale, ni au prix de concessions jugées contraires au droit international. Un message d’alerte qui vise autant Kinshasa que Kigali et les chancelleries engagées dans la médiation.

La société civile du Sud-Kivu a choisi d’élever la voix. Dans une note de plaidoyer datée du 29 septembre 2025 et adressée au ministre d’État qatari Mohammed Abdulaziz Saleh Al-Khulaifi, médiateur des négociations de Doha entre le gouvernement congolais et la rébellion de l’AFC/M23, elle exprime de vives inquiétudes quant au contenu du projet zéro de l’accord de paix global actuellement en discussion.
Le document, transmis en copie à une large constellation d’acteurs internationaux – des présidents Donald Trump, Félix Tshisekedi et Paul Kagame jusqu’au secrétaire général de l’ONU António Guterres en passant par l’Union européenne, la SADC et la CENCO – vise à rappeler « la permanence géopolitique de l’unité congolaise » et à dénoncer certaines dispositions qui, selon ses auteurs, menaceraient directement la souveraineté nationale.

Parmi les points les plus sensibles figure l’article 8 du projet, qui prévoit la création d’une « force spéciale intérimaire » chargée de sécuriser la région des Kivu pour une durée de cinq ans renouvelables. Pour la société civile, une telle disposition entre en con