À la veille de l’ouverture de la 151ᵉ Assemblée de l’Union interparlementaire (UIP), Jean-Michel Sama Lukonde a choisi une tribune africaine pour sonner l’alarme sur la situation dramatique dans l’Est de la République démocratique du Congo. Devant ses pairs réunis à Genève, le président du Sénat a plaidé, vendredi 18 octobre, pour un soutien actif et coordonné des parlements africains aux différents processus de paix en cours. Appuyant son intervention sur la vision diplomatique du président Félix Tshisekedi, il a insisté sur la nécessité de maintenir la crise congolaise au cœur de l’agenda de l’UIP et d’en faire une priorité humanitaire. Son message a reçu un écho favorable lors de la réunion préparatoire du groupe géopolitique africain, présidée par l’Honorable Angela Thokozila Didier, qui a validé la légitimité de cette demande.
C’est au Centre international des conférences de Genève, dans la salle plénière BC, que le président du Sénat congolais, Jean-Michel Sama Lukonde, a lancé un appel solennel aux membres du groupe géopolitique africain de l’Union interparlementaire : soutenir fermement les différents processus de paix et d’assistance humanitaire engagés dans l’Est de la République démocratique du Congo. Cette réunion préparatoire, tenue en amont de la 151ᵉ Assemblée de l’UIP prévue du 19 au 23 octobre 2025, a donné le ton d’une mobilisation parlementaire autour d’un conflit aux répercussions régionales majeures.
Présidée par l’Honorable Angela Thokozila Didier, présidente de l’Assemblée nationale de Afrique du Sud, la rencontre avait pour but de définir les positions communes du groupe africain sur les enjeux de l’Assemblée, notamment la désignation des représentants au sein du comité exécutif et l’élection du président du Groupe Afrique. Mais la situation sécuritaire et humanitaire à l’Est de la RDC s’est imposée comme un point central des discussions.
Un plaidoyer inscrit dans une dynamique diplomatique
S’exprimant au nom du gouvernement congolais et dans la continuité de la vision du chef de l’État Félix Tshisekedi, Sama Lukonde a rappelé que les parlementaires ont une responsabilité directe dans la promotion de la paix, de la démocratie et du bien-être social. « Nous avons le devoir de travailler pour la paix et le social des populations, particulièrement sur le volet humanitaire », a-t-il martelé.
Le président du Sénat a également souligné le rôle joué par la diplomatie parlementaire dans le suivi des initiatives de bons offices conduites récemment par le secrétaire général de l’UIP, Martin Chungong, qui s’est rendu successivement en RDC et au Rwanda pour encourager un dialogue régional.
Une mobilisation africaine attendue
Pour Sama Lukonde, il est essentiel que cette question reste à l’agenda de l’UIP et bénéficie d’un mécanisme de suivi. Il a rappelé les principaux cadres dans lesquels la RDC est engagée — les processus de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC), de Union africaine, ainsi que les initiatives en cours à Washington et Doha — pour ramener la stabilité dans la région des Grands Lacs.
« Je tenais à informer les membres pour qu’ils ne soient pas surpris de ma demande de soutien. Nous faisons face à l’une des plus grandes crises humanitaires du continent. Cette 151ᵉ Assemblée, justement centrée sur les enjeux humanitaires, est une occasion de porter cette voix plus haut », a-t-il ajouté.
Une délégation parlementaire déterminée
La délégation congolaise, composée de députés nationaux, de sénateurs et de membres de l’administration parlementaire, entend multiplier les contacts bilatéraux et régionaux durant cette Assemblée afin de consolider une coalition de soutien autour de la paix en RDC.
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