91.62 F
Kinshasa
1 novembre, 2026 - 17:24:39
Image default
AnalysesFlash InfosLa unePolitique

RDC : entre ombres et lumières, la bataille pour la stabilité [Tribune d’Olivier Kaforo]

Je le dis sans détour : la République démocratique du Congo traverse une période charnière. Depuis janvier 2025, avec la perte des ressources du Grand Kivu et les défis sécuritaires, beaucoup auraient pu sombrer dans le découragement. Pourtant, sous la conduite de la Première ministre Judith Suminwa, je vois un pays qui se réinvente : modernisation de l’administration publique, digitalisation des finances, valorisation de nos minerais, renforcement de l’inclusion sociale. Oui, les critiques fusent et l’opinion est divisée, mais la croissance reste solide, les recettes fiscales progressent et la dette demeure maîtrisable. À mes yeux, la véritable bataille n’est pas l’absence de difficultés, mais la capacité du Congo à construire sa souveraineté et sa stabilité, entre ombres et lumières, dans un équilibre encore fragile mais plein d’espoir.

Alors que des efforts considérables sont réalisés dans le but de mieux servir le souverain primaire, nombreux sont ceux qui ne voient que le verre à moitié vide, oubliant parfois que la République démocratique du Congo (RDC) vit un moment particulier de son histoire sociopolitique, économique et sécuritaire. Le pays traverse un des moments sombres de son histoire. Depuis janvier 2025, le pays est délesté de ses ressources du grand Kivu détournées par l’administration rebelle et en interne, des efforts inouïs sont fournis pour maintenir le cap et un équilibre, même instable. Quelques réformes courageuses et innovantes sont mises en place.

1° Réforme des ressources humaines

Il n’y a point de richesse que d’hommes, dit-on. Décidé de renforcer l’efficacité des services publics et de garantir une gestion plus transparente et équitable des ressources humaines, le Gouvernement Suminwa a dû marquer un super-bond en avant dans la modernisation de l’administration publique en RD Congo en publiant l’annuaire alphabétique et numérique des cadres et agents des services publics de l’État. “Le temps où l’État payait de faux agents doit être révolu. Grâce à cet annuaire, nous pourrons désormais gérer nos ressources humaines de manière plus rigoureuse et transparente, tout en offrant à nos fonctionnaires un cadre de travail digne”, avait déclaré SEM la Première Ministre Judith Suminwa lors de la cérémonie du lancement de cet outil innovant. Ainsi, le Gouvernement Suminwa venait d’introduire le pays dans une nouvelle ère marquée par une nouvelle politique salariale plus équitable, rationnelle et inclusive pour tous, sans discrimination aucune, y compris à l’égard des personnes vivant avec handicap et d’autres personnes vulnérables.

2° Réformes socio-économiques prioritaires

Sous la conduite de la Première ministre, Judith Suminwa Tuluka, l’action du gouvernement se structure autour de quelques principaux axes, à savoir :

1° La rationalisation des finances publiques, notamment la digitalisation de la chaîne des dépenses, la lutte contre la fraude douanière et fiscale ainsi que le renforcement de la traçabilité des flux financiers.

2° Les investissements structurants, prioritairement dans les infrastructures (routes, électricités), l’agriculture (programme de zones agro-alimentaires) et le numérique.

3° La valorisation des ressources stratégiques, comme volonté de capter davantage de valeur ajoutée sur le cobalt et désormais le lithium. Kinshasa cherche à imposer une logique de transformation locale plutôt qu’exporter des minerais bruts.

4° L’inclusion sociale axé sur l’augmentation du budget alloué à l’éducation et à la santé (+18% en 2024 par rapport à 2023).

Par ailleurs, du point de vue macroéconomie, la République démocratique du Congo à travers ses dirigeants, ne baisse pas les bras. Depuis 2021, le pays affiche une croissance parmi les plus élevées d’Afrique subsaharienne : 6,2 % de croissance du PIB (contre une moyenne de 3,8 % en Afrique subsaharienne – Banque mondiale) en 2021, 8,9 % en 2022, 6,7 % en 2023. En 2024, selon les projections du Fonds monétaire international (FMI), le pays est parti pour atteindre 6,5 %, tirée par le secteur minier, les télécoms et les services.

La mobilisation des rece