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Kinshasa
1 novembre, 2026 - 03:18:40
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« Ce que révèle la Résolution 2773 à ceux qui savent la lire : quand le droit parle, le silence se trahit » [Tribune de Maître Prince Lukeka]

Lors d’une émission diffusée sur Top Congo FM, animée par Christian Lusakweno et Thierry Kambundi, l’invité du jour, M. José Makila, figure politique proche du Président honoraire Joseph Kabila, a été interpellé sur la question de l’agression dont la République démocratique du Congo est victime. Au cours d’un échange devenu viral sur les réseaux sociaux, le journaliste Thierry Kambundi lui a posé une question simple : pourquoi tant de réticence, au sein de sa famille politique, à désigner clairement le pays agresseur de la RDC ?

Pris de court, M. Makila s’est défendu avec hésitation, affirmant ne pas savoir qui agresse son pays. Face à cette réponse déconcertante, le journaliste lui a rappelé que même la Résolution 2773 du Conseil de sécurité des Nations Unies établit, dans les faits, que le Rwanda agresse la République démocratique du Congo. Une affirmation aussitôt contestée par certains, qui, de bonne ou de mauvaise foi, ont soutenu que ladite résolution ne « mentionnerait pas explicitement » le Rwanda comme pays agresseur. Cette controverse invite donc à revenir au texte lui-même et à examiner, dans le langage précis du droit international, ce que dit réellement la Résolution 2773 (2025).

La Résolution 2773 (2025) du Conseil de sécurité établit, dans sa lettre comme dans son esprit, l’existence d’un acte d’agression commis par la République du Rwanda contre la République démocratique du Congo.

Ce constat découle directement de la description précise et circonstanciée des faits qu’elle énumère, lesquels suffisent, en droit, à constituer une agression au sens de la Résolution 3314 (XXIX) du 14 décembre 1974 de l’Assemblée générale des Nations Unies. En droit, la qualification ne dépend pas du mot employé, mais de la nature des faits établis.

Déjà dans son préambule, le Conseil se déclare « profondément préoccupé par la rapide détérioration des conditions de sécurité et la crise humanitaire dans l’est d