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Kinshasa
15 décembre, 2025 - 02:48:29
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Douze partis affiliés à Joseph Kabila visés par une procédure de dissolution

Le vice-premier ministre et ministre de l’Intérieur, Jacques Shabani Lukoo, a saisi le Conseil d’État pour dissoudre douze partis affiliés à l’ancien président Joseph Kabila, accusés de menacer l’unité nationale et la souveraineté du pays. Cette démarche intervient alors que l’opinion publique observe avec inquiétude les manœuvres politiques perçues comme téléguidées depuis l’étranger. Pour Kinshasa, il ne s’agit pas seulement d’un acte juridique, mais d’un signal fort : la stabilité institutionnelle et la cohésion nationale demeurent des priorités. Dans ce contexte, l’exécutif entend rappeler que la liberté politique s’exerce dans le cadre strict des lois de la République.

Le vice-premier ministre, ministre de l’Intérieur, de la Sécurité, de la Décentralisation et des Affaires coutumières, Jacques Shabani Lukoo, a officiellement saisi le Conseil d’État afin d’obtenir la dissolution de douze partis politiques affiliés à l’ancien président Joseph Kabila. Sont concernés : le PPRD, la LGD, Piste pour l’Émergence, l’AAP, l’UDA, le MPCR, l’ATD, la COFEDEC, le PNEC, le MLP, l’UPC et l’ADCP, tous membres du mouvement « Sauvons la RDC », lancé le 15 octobre à Nairobi.

Dans un communiqué officiel, le ministre reproche à ces partis « des faits de violation des principes de consolidation de l’unité nationale, de préservation de la souveraineté de l’État congolais ainsi que de la sécurité et de l’intégrité du territoire national ». Selon l’exécutif, cette action s’inscrit dans le cadre du respect de l’ordre républicain et de la protection de la stabilité institutionnelle face à ce que le gouvernement qualifie de tentative de déstructuration politique orchestrée depuis l’étranger.

Préserver l’unité et la souveraineté nationale

La démarche marque un acte de fermeté institutionnelle, présenté comme un rappel des limites imposées par la loi à l’action politique dans un État démocratique. Le ministère de l’Intérieur souligne que la liberté d’association et d’expression politique, garanties par la Constitution, s’exercent dans le strict respect des lois de la République. Toute formation politique qui s’écarte de ces principes s’expose à des sanctions administratives et judiciaires, allant jusqu’à la dissolution.

Cette initiative illustre la volonté du gouvernement de renforcer l’État de droit et de défendre la souveraineté nationale. Elle intervient alors que certaines forces politiques sont accusées d’entretenir un discours contraire à l’unité du pays, dans un contexte de tensions sécuritaires persistantes. Pour Kinshasa, il s’agit d’affirmer que la stabilité du territoire et la cohésion nationale restent des priorités absolues, tout en inscrivant l’action politique dans le cadre légal et républicain.

Infos27

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