À l’approche des festivités de fin d’année, l’exécutif congolais muscle son dispositif sécuritaire pour faire face à la recrudescence du banditisme urbain dans plusieurs grandes villes du pays. Sous l’impulsion du Vice-Premier ministre, ministre de l’Intérieur, Jacquemain Shabani, un plan opérationnel a été adopté pour intensifier les patrouilles mixtes de jour comme de nuit et renforcer l’opération « Ndobo », déjà déployée dans plusieurs quartiers sensibles. L’objectif affiché : restaurer la confiance des citoyens et affirmer l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire. Cette stratégie, adoptée lors du dernier Conseil des ministres, s’accompagne d’une vigilance accrue dans l’Est, où les FARDC poursuivent leurs opérations contre les groupes armés. Entre fermeté politique et action de terrain, Kinshasa veut envoyer un signal clair : la sécurité des personnes et des biens demeure une priorité nationale.
À Kinshasa comme à Lubumbashi, la lutte contre l’insécurité entre dans une phase décisive. Le gouvernement congolais a annoncé, vendredi, un renforcement significatif de son dispositif sécuritaire pour contrer la montée du banditisme urbain dans plusieurs grandes agglomérations du pays.
Lors du dernier Conseil des ministres, le Vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur, Jacquemain Shabani, a présenté un plan d’action articulé autour de la prévention, de la présence policière et de la coordination des services de sécurité. « Les patrouilles de jour comme de nuit seront intensifiées afin d’assurer la sécurité des citoyens », a-t-il déclaré, précisant que l’opération « Ndobo », déjà en cours dans plusieurs communes de Kinshasa, sera étendue à d’autres zones sensibles du territoire.
Restaurer l’autorité de l’État et la confiance publique
Derrière cette initiative, le message politique est clair : le gouvernement veut réaffirmer la primauté de l’État dans un contexte marqué par des poches d’insécurité persistantes. Dans la capitale comme à Lubumbashi ou Butembo, la multiplication des agressions, vols et cambriolages a ravivé les inquiétudes de la population. En réaction, la mise en œuvre d’une stratégie nationale intégrée s’impose comme un test de crédibilité pour le ministère de l’Intérieur.
Parallèlement, le Vice-Premier ministre chargé de la Défense a présenté un état des lieux détaillé de la situation sécuritaire dans l’Est du pays. Selon lui, les Forces armées de la RDC (FARDC) maintiennent leurs positions au Nord et au Sud-Kivu, malgré la persistance de violences dans certaines zones frontalières. Les opérations de sécurisation se poursuivent également en Ituri et dans l’ouest du pays, notamment dans le triangle Kongo-Central – Kinshasa – Bandundu, où des poches de criminalité ont été signalées.
Face à ces défis multiples, le gouvernement appelle à une meilleure coordination entre les services de sécurité et à la mobilisation citoyenne. L’heure est à la fermeté : restaurer l’ordre public et garantir la stabilité avant les festivités de fin d’année sont désormais des impératifs à la fois politiques et symboliques.
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