La route Lubumbashi-Kasumbalesa, poumon économique du Haut-Katanga, a de nouveau viré au drame. Onze personnes ont trouvé la mort et plusieurs autres ont été grièvement blessées dans une collision frontale survenue lundi à l’aube entre deux minibus circulant en sens opposé. Ce nouvel accident, survenu à la hauteur des villages Mako et Chambimbi, met une fois encore en lumière la fragilité du réseau routier et le relâchement des règles de sécurité dans une région stratégique pour le commerce frontalier. Pour les autorités de la Commission nationale de prévention routière, cette tragédie rappelle l’urgence d’une véritable politique de prévention et de contrôle du trafic, dans un contexte où la mobilité et le transport routier restent des vecteurs clés du développement.
Onze morts, plusieurs blessés graves : le bilan est lourd. Lundi 10 novembre, aux premières heures du matin, deux minibus se sont violemment percutés sur la route nationale reliant Lubumbashi à Kasumbalesa, au niveau des villages Mako et Chambimbi. Les véhicules, qui roulaient en sens inverse, transportaient des commerçants et des passagers à destination du poste frontalier avec la Zambie.
« L’accident s’est produit vers 5 heures. Les deux véhicules roulaient à vive allure », a précisé Christophe Liya, chargé de la technique à la Commission nationale de prévention routière (CNPR), avant d’appeler à « un strict respect du code de la route et au renforcement des contrôles de vitesse ».
Les blessés ont été acheminés d’urgence vers les hôpitaux de Lubumbashi et de Kasumbalesa. Les autorités locales évoquent un « drame évitable » lié à la combinaison d’excès de vitesse, d’imprudence et de mauvais état de la chaussée.
L’enjeu d’une sécurité routière nationale
Chaque année, la RDC enregistre des centaines de morts sur ses routes principales, particulièrement dans les provinces minières où le trafic de camions et de bus s’intensifie. L’axe Lubumbashi-Kasumbalesa, vital pour les exportations de cuivre et de cobalt, concentre une grande partie de ces accidents.
Face à cette hécatombe silencieuse, le gouvernement est appelé à transformer la prévention routière en politique publique prioritaire. Car au-delà du drame humain, c’est l’efficacité économique et la crédibilité de l’État qui se jouent sur ces routes mal entretenues.
La CNPR plaide pour une révision des normes de contrôle technique, une meilleure signalisation et une coordination accrue entre services de transport, police de circulation et gouvernements provinciaux.
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