INFO CONTRE EXPO !
Par le Professeure Madeleine Mbongo Mpasi sur l’accord de Washington entériné le 4 décembre 2025: voilà le jour où ont éclaté toutes les différences. Entre le journaliste et le diplomate. Entre le journaliste et le youtubeur.
Certes, tous communiquent, mais la distinction entre ces trois métiers est fondamentale. Nous allons la clarifier davantage, en communicologue.
1. Le journaliste use de ses techniques pour voir et faire voir. Il observe et scrute l’événement. Il en dégage les faits significatifs. Et, une fois avéré, c’est ce factuel qui devient info, donc objet de contrat d’équité entre le journaliste et son public.
Car, cette info livrée au public destinataire ressemble à un fret.
Elle a vocation et ambition à demeurer identique, du pôle d’envoi à celui de réception. Sans dégâts ni avaries lors du transport. Ainsi, Washington a promis et affrété la cérémonie, toute solennelle, le public a réceptionné les trois signatures présidentielles, toutes solennelles aussi.
Au départ 5/5 et à l’arrivée 5/5. Cependant, personne ne peut oser affirmer avoir tout regardé de cette liturgie. Les voituriers furent attachés à leur radio, les casaniers rivés sur leur télé. Surtout, les consommateurs des médias classiques ont été nourris par la même info, venant des organes et journalistes professionnels.
Christian Lusakweno (Radio Top Congo) a noté une heure de retard sur le programme de la cérémonie. Bienvenu Bakumanya (Acp) a signalé l’absence de l’émir du Qatar. Les faits, rien que les faits, disait le patriarche du journalisme, l’Américain Joseph Pulitzer.
2. Le diplomate, lui, n’use que de la tactique, non plus seulement des techniques. Il est en permanente compétition. Il ne va jamais au jeu, car pour lui tout est enjeu. Donald Trump ne s’en est pas caché : « Je suis à ma 8ème fin de guerre ».
Quelle victoire et pour quelle bataille ? Qui en ont été les challengers ? Qui a-t- on défait ? Telles peuvent être les questions que ne poseront pas les journalistes, refusant d’amorcer une stérile spéculation. Ils préfèrent opposer un fait à un autre, un énoncé à un autre propos.
Or, le diplomate est un tacticien. Et qui dit tactique pense à la stratégie. Celle-ci définit les objectifs, celle-là module les moyens. D’où, le maître diplomate de la tactique américaine a dû dresser deux scènes : l’une fut celle du silence, dans le Bureau ovale, et l’autre celle de la parole,

