En moins de soixante-douze heures, la diplomatie congolaise a marqué des points à Washington. Après une audience au bureau ovale avec le président américain, l’ambassadrice de la République démocratique du Congo aux États-Unis, Yvette Ngandu, a été reçue par le secrétaire d’État Marco Rubio, également conseiller à la sécurité nationale. Deux séquences rapprochées qui traduisent un regain d’attention américaine pour la crise persistante dans l’Est de la RDC. Au cœur des échanges : les accords de Washington, leur respect effectif et la question centrale du retrait des troupes rwandaises du territoire congolais. En saluant le leadership du président Félix Tshisekedi et en réaffirmant leur engagement en faveur de la paix régionale, les autorités américaines envoient un signal politique clair. Pour Kinshasa, cette intensification du dialogue constitue un levier diplomatique majeur dans la défense de sa souveraineté et dans la recherche d’une solution durable à un conflit longtemps enlisé.
La République démocratique du Congo a occupé, en l’espace de quelques jours, une place centrale dans l’agenda diplomatique américain. Le 16 décembre, l’ambassadrice de la RDC à Washington, Yvette Ngandu, a été reçue à la Maison Blanche par le président Donald Trump, dans le bureau ovale, cadre symbolique des grandes orientations de la politique étrangère des États-Unis.
Au cours de cette rencontre, Donald Trump a exprimé sa détermination à œuvrer pour la fin du conflit armé qui perdure dans l’Est de la RDC. Il a également salué le leadership du président Félix Tshisekedi et son engagement en faveur de la paix et de la stabilité régionale.
« Je vous remercie, Monsieur le Président, d’avoir pris le temps de m’exposer votre appréciation du leadership du président Tshisekedi et de son engagement envers la paix », a déclaré l’ambassadrice congolaise à l’issue de l’entretien.
Washington face à ses responsabilités régionales
Les échanges ont porté sur les violations récurrentes de l’accord signé le 4 décembre à la Maison Blanche par le Rwanda. Yvette Ngandu a insisté sur la nécessité d’un suivi rigoureux de ces engagements, soulignant que la crédibilité des processus de paix dépend de leur mise en œuvre effective. « Votre engagement en faveur de la paix en Afrique est sans égal », a-t-elle affirmé, appelant à prévenir toute nouvelle escalade des violences.
À peine soixante-douze heures plus tard, le 19 décembre, la diplomatie congolaise a poursuivi sur sa lancée. L’ambassadrice de la RDC a été reçue par le secrétaire d’État américain Marco Rubio, également conseiller à la sécurité nationale. Les discussions ont gravité autour des accords de Washington et de la question centrale du retrait des troupes rwandaises du territoire congolais, condition jugée indispensable à une paix durable.
Yvette Ngandu a rappelé que la stabilité de la région des Grands Lacs passe par le respect strict de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de la RDC, ainsi que par la fin de tout soutien aux groupes armés actifs dans l’Est du pays, dont certains sont sanctionnés par les Nations unies.
Par cette séquence diplomatique resserrée, Washington réaffirme son implication dans la recherche d’une solution durable à la crise congolaise, tandis que Kinshasa consolide un appui stratégique de premier plan dans un contexte régional toujours fragile mais politiquement plus lisible.
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