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Kinshasa
7 novembre, 2026 - 20:52:21
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[Violations répétées de l’Accord de Washington et de la résolution 2773] UA : la RDC presse le CPS de rompre avec la logique de la retenue

L’heure n’est plus aux précautions oratoires. Réunie le 29 décembre à Addis-Abeba (Ethiopie), la 1321ᵉ session du Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine a été marquée par une prise de parole sans détour de la République démocratique du Congo. Devant les membres du CPS, la ministre d’État aux affaires étrangères, Thérèse Kayikwamba Wagner, a appelé l’organisation continentale à sortir d’une posture de retenue devenue, selon Kinshasa, synonyme d’inaction. En cause : la poursuite des violations de l’Accord de Washington et de la résolution 2773, illustrées par l’attaque récente d’Uvira par l’AFC/M23, appuyé par le Rwanda. Au-delà du front militaire, la cheffe de la diplomatie congolaise a insisté sur l’urgence humanitaire, évoquant plus de 500 000 nouveaux déplacés, et sur le risque politique majeur que ferait peser la banalisation de ces violations sur la crédibilité même de l’Union africaine. Sanctions ciblées, protection effective des civils, accès humanitaire sans entrave : Kinshasa réclame désormais des décisions. Et pose une question centrale : jusqu’où l’UA peut-elle tolérer l’impunité sans s’affaiblir elle-même ?

La diplomatie congolaise hausse le ton. Le 29 décembre, devant le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine, la République démocratique du Congo a demandé que l’organisation continentale dépasse « la seule retenue » face à l’escalade sécuritaire persistante dans l’Est du pays.

Prenant la parole lors de la 1321ᵉ réunion du CPS, Thérèse Kayikwamba Wagner a dressé un constat sévère. Les engagements internationaux, a-t-elle rappelé, sont régulièrement bafoués. L’attaque d’Uvira par l’AFC/M23, soutenu par le Rwanda, en serait l’illustration la plus récente, en violation de l’Accord de Washington et de la résolution 2773.

Derrière les chiffres, l’urgence humaine. Plus de 500 000 personnes déplacées supplémentaires, des populations civiles exposées, et un accès humanitaire rendu précaire. « La stabilité de la région des Grands Lacs ne peut