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13 janvier, 2026 - 21:44:17
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Cinéma documentaire : à Lubumbashi, des réalisateurs formés pour raconter l’Afrique par elle-même

La bataille des récits se joue aussi derrière la caméra. À Lubumbashi, une session de formation dédiée au cinéma documentaire réunit depuis mardi des réalisateurs locaux autour d’un enjeu central : produire des images capables de restituer l’histoire africaine avec rigueur, exigence et souveraineté narrative. Animée par le réalisateur français Thierry Bugaud, cette initiative met l’accent sur les processus de production et de réalisation, tout en appelant les cinéastes congolais à s’approprier pleinement leur rôle culturel. Dans un pays riche de mémoires, de luttes et de trajectoires souvent racontées par d’autres, la formation prend une portée politique assumée. Elle rappelle que le développement culturel passe aussi par la maîtrise des outils de narration, et que le documentaire peut devenir un instrument de transmission, de réappropriation et de renaissance artistique.

Une session de formation à l’intention des réalisateurs de films de Lubumbashi a débuté mardi dans la capitale cuprifère, au sud-est de la République démocratique du Congo. L’initiative se tient au Centre d’arts Biasasa, dans la commune de Katuba, et rassemble des cinéastes désireux de renforcer leurs compétences dans le domaine du film documentaire.

La formation est animée par le réalisateur français Thierry Bugaud, connu notamment pour son film African Glory Tour. Les échanges portent sur les étapes clés de la production et de la réalisation documentaire, de l’écriture du projet jusqu’à la mise en images et à la construction du récit.

Au-delà de la technique, le message est clair. Thierry Bugaud a invité les cinéastes lushois à « s’engager activement dans la renaissance culturelle et la réécriture de l’histoire africaine à travers le cinéma, en particulier le film documentaire ». Une invitation à penser le cinéma comme un acte de responsabilité artistique et intellectuelle.

Le documentaire comme outil culturel et politique

Dans un contexte où les récits africains restent souvent filtrés par des regards extérieurs, la formation prend une dimension plus large. Elle vise à encourager l’émergence de voix locales capables de produire des œuvres ancrées dans les réalités sociales, historiques et culturelles du pays.

À Lubumbashi, ville marquée par une forte tradition artistique et intellectuelle, cette session s’inscrit dans une dynamique de réappropriation culturelle. Elle rappelle que le cinéma documentaire n’est pas seulement un genre. C’est un outil. Un espace de mémoire. Et, de plus en plus, un levier de souveraineté culturelle.

En formant les réalisateurs d’aujourd’hui, l’initiative parie sur ceux qui raconteront demain l’histoire du Congo et de l’Afrique. Par leurs propres images. Par leurs propres mots.

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