L’enjeu est clair : transformer l’énergie de la jeunesse kinoise en moteur économique. En se rendant au Fonds de garantie de l’entrepreneuriat au Congo, le ministre provincial de la Jeunesse de Kinshasa a engagé des discussions destinées à structurer un partenariat à fort impact social. Au cœur des échanges, une ambition assumée : faciliter l’accès des jeunes à l’entrepreneuriat, à l’emploi et au financement, tout en intégrant des projets innovants liés à l’économie verte. À l’heure où la pression démographique s’accentue dans la capitale, cette initiative traduit une orientation politique nette : répondre à la question de l’emploi des jeunes par des mécanismes concrets, durables et adossés à des instruments publics de financement. Pour l’exécutif provincial, il s’agit moins d’annoncer que d’organiser, moins de promettre que de structurer.
Le ministre provincial de la Jeunesse de Kinshasa, Bob Amisso Yoka Lumbila, a échangé avec Laurent Muzemba, Directeur général du FOGEC, en vue de préparer un partenariat stratégique en faveur des jeunes de la capitale. La rencontre s’est tenue au Fonds de garantie de l’entrepreneuriat au Congo (FOGEC), un outil clé de l’écosystème public de financement.
Les discussions ont porté sur plusieurs axes structurants. D’abord, l’entrepreneuriat. L’objectif est d’accompagner les jeunes dans la création d’activités génératrices de revenus et de petites entreprises, en levant l’un des principaux obstacles : l’accès aux moyens financiers. Dans le même esprit, l’insertion professionnelle a été identifiée comme une priorité, avec la volonté de faciliter l’accès à l’emploi et de renforcer les passerelles entre formation, financement et marché du travail.
Financement, innovation et économie verte
Au centre du partenariat envisagé figure l’accès au financement via le FOGEC. Il s’agit de permettre aux jeunes porteurs de projets d’obtenir des fonds ou des crédits adaptés à leurs besoins, dans un cadre sécurisé. Les échanges ont également intégré le programme LOBI, appelé à être adossé à cette collaboration, afin de renforcer son impact social.
Autre axe fort : la gestion et la valorisation des déchets plastiques. Les deux parties ont souligné le potentiel de l’économie circulaire pour transformer un problème environnemental en opportunité économique. Le recyclage des plastiques est ainsi envisagé comme un levier de création d’emplois pour les jeunes, tout en contribuant à l’assainissement de la ville.
À l’issue de la rencontre, les deux responsables se sont engagés à mettre en place un programme commun, présenté comme à fort impact social pour la jeunesse kinoise. Une démarche qui s’inscrit dans une ligne politique assumée : faire de l’emploi des jeunes non plus un discours, mais une politique publique structurée, articulée autour du financement, de l’innovation et de la responsabilité environnementale.
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