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11 octobre, 2026 - 00:03:47
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États-Unis : ICE, bras armé de Trump dans son combat contre l’immigration 

Il y’a un an, Donald Trump prêtait de nouveau serment à Washington et revenait à la Maison-Blanche. Nul ne s’attendait à des bouleversements d’une telle ampleur aux États-Unis comme sur la scène internationale. L’un des volets majeurs de la politique intérieure concerne sa répression de l’immigration. C’était déjà le cas lors de son premier mandat, mais cette fois-ci il semble aller plus loin et utilise des méthodes parfois meurtrières, comme on a pu le voir avec l’ICE. La brutalité du service de l’immigration et des douanes des États-Unis, dont la mission principale est de lutter contre la criminalité transnationale et l’immigration irrégulière, est l’un des traits marquants de la seconde présidence Trump. 

Lors de son premier mandat, Donald Trump évoluait dans un cadre encore largement institutionnel. Il était entouré de responsables, certes de droite, mais attachés aux règles, et capables de contenir en partie ses décisions. Mais depuis son retour, en janvier 2025, les choses ont changé : Donald Trump avait déjà une feuille de route très structurée, le « Projet 2025 », élaborée par Heritage Foundation, un think tank américain ultraconservateur. Ce document détaillait précisément les mesures à mettre en œuvre dès le début d’un second mandat, notamment l’éviction de toutes les personnes pouvant faire office de contre-pouvoir interne. Cette stratégie a été appliquée. Des purges ont été menées au sein de l’armée et de l’administration fédérale, notamment avec le Doge, le département de l’efficacité gouvernementale, qui a licencié, ou qui est à l’origine du départ de 300 000 personnes. Et la politique migratoire n’était pas en reste.

Une idéologie néonazie et suprémaciste blanche

Au sujet de l’immigration, on assiste à l’une des politiques les plus graves mises en œuvre par Donald Trump, au point de porter atteinte à l’État de droit. Une politique migratoire très agressive envers les sans-papiers, mais aussi les migrants légaux. Cette orientation s’inscrit clairement dans une idéologie néonazie et suprémaciste blanche. Elle est portée le conseiller à la sécurité intérieure, Stephen Miller, dont le rôle au sein de l’exécutif américain s’apparente à celui d’un Premier ministre en France, et qui est un idéologue central sur ces questions.

Lorsque des comptes officiels de l’administration américaine relaient sur les réseaux sociaux des slogans comme « One homeland, one people, one heritage », ça revient à dire : « Ein Volk, ein Reich, ein Führer » (Le slogan du parti nazi sous le IIIe Reich).

Dans le même temps, Donald Trump a massivement renforcé l’ICE, en finançant cette force de police militarisée à hauteur de plus de 140 milliards de dollars (environ 120 milliards d’euros). À Minneapolis, les discours du vice-président, J.D. Vance, de Stephen Miller et de Donald Trump lui-même, convergent, affirmant que l’ICE bénéficie d’une immunité et n’a pas à répondre de ses actes devant la justice locale. Des consignes ont aussi été données à la police de Minneapolis pour limiter toute interaction avec les agents de l’ICE, jugés plus lourdement armés. Cette situation est difficilement concevable dans d’autres démocraties libérales, mais elle illustre le fait que les États-Unis ne sont plus vraiment une démocratie libérale dans le sens que l’on connait.

« ICE est hors de contôle »

S’il fallait nommer un fait d’armes qui a marqué plus que tout autre la seconde présidence de Donald Trump, il se résumerait à trois lettres : ICE, le service de l’immigration et des douanes. On l’a vu à Minneapolis, dans l’État démocrate de Minnesota.

La mort d’Alex Pretti, samedi 24 janvier, abattu par un agent de Border Patrol (une agence fédérale de police dont la mission est de détecter et empêcher l’immigration illégale) et celle de Renee Good tuée à bout portant dans sa voiture par un agent de l’ICE, deux semaines avant, en sont les exemples parfaits.

Le décès tragique de ces deux Américains est la conséquence directe de l’opération fédérale anti-immigration « Metro Surge », qui a plongé cette grande cité du Nord des États-Unis dans un mélange de terreur et de révolte.

Dans des multiples villes des États-Unis, des milliers de personnes ont été arrêtées avec brutalité par des agents cagoulés d’ICE. Une violence telle qu’elle a suscité des commentaires comparant cette manière de procéder à des méthodes fascisantes. La sénatrice démocrate du Massachusetts, Élisabeth Warren, s’en inquiète au même titre que d’autres élus, y compris républicains. Elle a dit au National Press Club de Washington : « ICE est hors de contrôle ».

Au départ, Donald Trump promettait d’expulser un million d’immigrants par an, « les pires d