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30 mars, 2026 - 20:18:44
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Bunia : le manque d’eau potable expose les déplacés à une crise sanitaire

À Bunia, chef-lieu de la province de l’Ituri, l’eau potable est devenue une ressource rare pour des milliers de personnes déplacées internes. Dans plusieurs sites d’accueil, des familles ayant fui les violences armées luttent chaque jour pour s’approvisionner en eau salubre, une pénurie qui accentue davantage leur vulnérabilité déjà extrême.

Ces populations, déracinées de leurs villages à la suite de l’insécurité persistante, vivent dans des conditions humanitaires alarmantes. Le manque d’accès à l’eau potable s’impose désormais comme l’un des défis majeurs de leur survie quotidienne.

Pour Olivier Bavi Karba, communicateur des associations de déplacés et victimes des guerres d’ethnies, la situation frôle l’urgence sanitaire. Il souligne que les personnes les plus exposées sont les enfants, les femmes et les personnes âgées. « Ce sont des organismes fragiles, très sensibles aux maladies liées à l’eau contaminée », avertit-il ce samedi 31 janvier 2026 via un communiqué officiel.

Dans l’incapacité financière de se procurer de l’eau traitée, devenue payante dans plusieurs quartiers de la ville, de nombreux ménages n’ont d’autre choix que de puiser de l’eau directement dans les rivières environnantes. Une alternative risquée, surtout dans des sites densément peuplés où l’hygiène demeure précaire.

Les femmes enceintes figurent parmi les groupes les plus menacés. La consommation d’eau insalubre peut provoquer de sérieuses complications médicales, mettant en danger la vie de la mère et celle de l’enfant. Les nourrissons et les personnes du troisième âge, dont les défenses immunitaires sont faibles, restent également très exposés.

Les acteurs communautaires redoutent l’apparition ou la propagation de maladies hydriques telles que le choléra, les diarrhées aiguës et d’autres infections pouvant rapidement dégénérer en épidémies dans un contexte de promiscuité et de malnutrition.

La plupart de ces déplacés sont originaires du territoire de Djugu, toujours en proie à l’insécurité. Après avoir échappé aux violences armées, ils font désormais face à une autre menace tout aussi redoutable : une crise sanitaire liée au déficit d’eau potable.

Face à cette situation critique, Olivier Bavi Karba appelle les autorités compétentes et les partenaires humanitaires à agir sans délai pour assurer un approvisionnement régulier en eau potable dans les sites de déplacés. À défaut d’une réponse rapide, prévient-il, les conséquences pourraient être dramatiques pour des populations déjà profondément marquées par les affres de la guerre.

Justin Mupanya

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