91.62 F
Kinshasa
1 novembre, 2026 - 17:38:26
Image default
ÉconomieFlash InfosLa unePolitique

Conseil des ministres : Tshisekedi accélère la stratégie des batteries pour transformer l’économie congolaise

Faire des batteries le moteur de la transformation économique de la RDC : c’est l’orientation majeure fixée par Félix Tshisekedi lors de la 78ᵉ réunion du Conseil des ministres tenue vendredi à Kinshasa. Au cœur des priorités, le financement effectif du Conseil congolais de la batterie, structure appelée à organiser la chaîne de valeur des minerais stratégiques et à rompre avec l’exportation brute des ressources. Face à la compétition mondiale autour des métaux de la transition énergétique, le chef de l’État a exigé la levée des blocages administratifs et la mobilisation urgente des moyens prévus par la loi afin de permettre le décollage de cette filière industrielle. En parallèle, le suivi du partenariat stratégique avec les États-Unis et la mise en œuvre de l’accord économique avec les Émirats arabes unis visent à attirer investissements et technologies pour soutenir cette ambition. Kinshasa entend ainsi se positionner comme un acteur clé de l’industrie mondiale des batteries et capter davantage de retombées économiques au profit de la population.

Le président de la République démocratique du Congo, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a présidé vendredi 13 février 2026 à la Cité de l’Union africaine à Kinshasa la 78ᵉ réunion ordinaire du Conseil des ministres. Au cours de cette session gouvernementale, la communication du chef de l’État, a été dominée par trois priorités économiques et stratégiques : le financement du Conseil congolais de la batterie (CCB), le suivi du partenariat stratégique avec les États-Unis et la mise en œuvre de l’Accord de partenariat économique global (APEG) signé avec les Émirats arabes unis.

Dès l’ouverture, Félix Tshisekedi a rappelé que la création du Conseil congolais de la batterie constitue « un engagement stratégique majeur » destiné à structurer les chaînes de valeur des minerais critiques et à rompre avec un modèle économique fondé sur l’exportation brute des ressources. Le secteur minier congolais génère aujourd’hui plus de 30 milliards de dollars de chiffre d’affaires, mais les analyses internationales estiment que la transformation locale pourrait multiplier ces revenus par trois ou quatre.

Le chef de l’État a toutefois déploré le non-respect des mécanismes de financement prévus pour cette structure, notamment l’affectation de 10 % de la redevance minière revenant au gouvernement central. Il a chargé la Première ministre de veiller à l’application effective du décret portant création du CCB afin de garantir à cette institution les moyens nécessaires à ses missions. Cette politique s’inscrit dans le cadre du mémorandum d’entente signé en décembre 2022 avec les États-Unis et la Zambie sur la production locale de batteries et de véhicules électriques.

La réunion a également abordé le suivi des accords de partenariat stratégique conclus entre Kinshasa et Washington, considérés comme un levier majeur de transformation économique et de renforcement institutionnel. Félix Tshisekedi a insisté sur la nécessité d’une coordination étroite entre les institutions impliquées afin d’éviter toute dispersion des efforts. Il a appelé à la mise en place dâ