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19 février, 2026 - 21:58:26
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Haut-Katanga : le gouvernement provincial impose l’acceptation des billets abîmés

La ministre provinciale de l’Économie et des Transports, Lorraine Lusamba Kazadi, a instruit opérateurs économiques, cambistes et commerçants d’accepter les billets détériorés, rappelant que seule la Banque centrale du Congo est habilitée à juger de leur authenticité. Une mesure destinée à fluidifier les transactions, alors qu’à Lubumbashi la rareté des petites coupures continue de perturber les échanges commerciaux.

Dans le Haut-Katanga, l’exécutif provincial serre la vis dans le domaine économique. La ministre provinciale de l’Économie et des Transports, Lorraine Lusamba Kazadi, a exhorté les opérateurs économiques, cambistes, supermarchés et revendeurs à ne plus refuser les billets de banque détériorés, cachetés ou marqués au stylo.

Cette orientation a été rendue publique au terme d’une réunion organisée mardi 17 février avec les acteurs économiques, des délégués de la Fédération des entreprises du Congo (FEC), des représentants de la société civile ainsi que des changeurs de monnaie.

La ministre a, à cette occasion, insisté sur l’application stricte de cette mesure, soulignant que seule la Banque centrale du Congo reste légalement compétente pour authentifier ou déclarer un billet « faux ».

Dans la même dynamique, la Banque centrale a mis en place un guichet spécial destiné à recueillir les billets abîmés, cachetés ou griffonnés, en échange de coupures en bon état prêtes à circuler. L’opération, accessible sur présentation d’une carte d’identité, vise à fluidifier les transactions commerciales et à redynamiser la circulation du franc congolais dans la province.

À Lubumbashi, le rejet des billets endommagés est pourtant devenu fréquent. Sur les marchés comme dans les transports urbains, de nombreux vendeurs, cambistes et conducteurs de motos-taxis déclinent régulièrement les grosses coupures en mauvais état.

En parallèle, la pénurie persistante de petites dénominations, notamment 50, 100 et 200 francs congolais, accentue les difficultés. Ce manque de monnaie divisionnaire entraîne une hausse progressive des prix, certains articles autrefois vendus à ces montants étant désormais proposés à 500 FC, faute de possibilité de rendre la monnaie.

Patient Mubiayi, correspondant à Lubumbashi

 

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