FARDC : la purge engagée est-elle suffisamment profonde pour restaurer une chaîne de commandement fiable ? [Analyse de Pitshou Mulumba et Moïse Musangana]
Dans une nation confrontée à une guerre d’agression, la question de la loyauté du commandement militaire cesse d’être une problématique interne pour devenir une question de survie nationale, de souveraineté nationale. Pour la République Démocratique du Congo, l’enjeu ne réside plus seulement dans la capacité de ses forces à combattre, c’est-à-dire à jouer leurs rôles et remplir leurs missions, mais dans la fiabilité absolue de ceux qui les dirigent. La mise en cause d’une cinquantaine d’officiers supérieurs et généraux dont d’anciens piliers du dispositif sécuritaire présidentiel marque à cet égard un tournant inédit dans l’histoire récente des FARDC. Toutefois cependant, l’opprobre ne peut être jetée sur tous les galonnés au regard des changements impulsés quelque temps avant son départ par l’ancien président Joseph Kabila, notamment, à l’état-major général, à la tête des commandements des forces, des zones de défense et des nominations auxquelles il a procédé dans les rangs aussi bien d’officiers généraux, d’officiers supérieurs que d’officiers subalternes, voire dans l’Administration publique, quelques ent