Le bras de fer se poursuit entre les autorités de Kinshasa et les conducteurs de camions poids lourds. Malgré une rencontre avec le gouverneur Daniel Bumba, les transporteurs ont décidé de maintenir leur mouvement de grève, estimant que les engagements pris restent insuffisants tant qu’aucune mesure concrète n’est mise en œuvre. À l’origine de la contestation : les tracasseries administratives, la multiplication des barrières de contrôle et les prélèvements jugés abusifs le long de la Route nationale n°1, axe vital pour l’approvisionnement de la capitale. Les grévistes réclament des solutions immédiates pour alléger les coûts de transport et sécuriser leurs activités. Cette paralysie menace d’aggraver les perturbations logistiques et les tensions sur les prix des produits de première nécessité dans une ville fortement dépendante du trafic routier. La mise en place annoncée d’une commission mixte apparaît désormais comme la seule voie de sortie possible, à condition qu’elle débouche rapidement sur des décisions effectives.
La grève des conducteurs de camions poids lourds à Kinshasa se poursuit, malgré une rencontre tenue avec le gouverneur de la ville, Daniel Bumba. L’Union sacrée des associations des conducteurs des poids lourds du Congo a confirmé le maintien du mouvement, estimant que les discussions engagées n’ont pas encore produit de résultats tangibles.
Selon Marcel-Blaise Mambuku, secrétaire général de l’organisation, la réunion avec l’autorité urbaine n’avait pas pour objectif immédiat la levée de la grève. « Le gouverneur nous a reçus. Nous sommes convenus de la mise en place d’une commission », a-t-il déclaré, précisant que cette instance devra examiner en profondeur les revendications des transporteurs.
Un mouvement maintenu dans l’attente de mesures concrètes
Pour les conducteurs, la suspension de la grève dépendra de l’installation effective de cette commission et de la mise en œuvre de solutions concrètes. « Nous poursuivons la grève en attendant l’installation effective de cette commission », a insisté Marcel-Blaise Mambuku, soulignant la détermination des transporteurs à obtenir des changements durables.
Le responsable syndical a également insisté sur l’urgence des réformes attendues. « Nous voulons des solutions concrètes », a-t-il martelé, évoquant un ras-le-bol généralisé au sein de la profession.
Les tracasseries au cœur des revendications
Les conducteurs dénoncent principalement les tracasseries administratives et la multiplication des barrières de contrôle sur la Route nationale n°1 (RN1), axe stratégique reliant Kinshasa aux provinces du sud-ouest. Selon eux, ces pratiques entraînent des retards importants, des coûts supplémentaires et une insécurité pour les transporteurs.
Ce mouvement social intervient dans un contexte où le transport routier constitue un maillon essentiel de l’approvisionnement de la capitale en produits alimentaires et en matériaux de construction.
Des conséquences économiques redoutées
La poursuite de la grève pourrait perturber la chaîne logistique et accentuer les tensions sur les prix des marchandises dans la ville, déjà confrontée à des défis d’approvisionnement. Les autorités locales misent désormais sur le dialogue pour éviter une paralysie prolongée.
La commission annoncée devra réunir les représentants des conducteurs et des services concernés afin de proposer des solutions susceptibles de restaurer un climat de confiance et de permettre une reprise progressive des activités.
En attendant, les transporteurs restent mobilisés, déterminés à obtenir des garanties concrètes sur la réduction des tracasseries et l’amélioration de leurs conditions de travail sur les principaux axes routiers du pays.
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