82.78 F
Kinshasa
27 février, 2026 - 19:34:52
Image default
CoopérationÉconomieFlash InfosLa unePolitique

Maputo : les ministres africains adoptent une vision commune pour réformer l’OMC

L’Afrique veut peser davantage dans les règles du commerce mondial. Réunis jeudi 26 février 2026 à Maputo, au Mozambique, les ministres africains du Commerce extérieur ont adopté une vision commune en faveur de la réforme de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), avec pour ambition de défendre les intérêts du continent face aux décisions dominées par les puissances économiques. Cette position, baptisée « Déclaration de Maputo », plaide notamment pour une représentation accrue de l’Union africaine au sein de l’institution et pour des mécanismes décisionnels plus équitables. Les discussions ont également porté sur le transfert de technologies afin de développer le commerce électronique et moderniser l’agriculture africaine, dans le but de réduire la dépendance aux importations alimentaires. Ces orientations seront défendues lors de la 14ᵉ Conférence ministérielle de l’OMC prévue fin mars à Yaoundé, au Cameroun, marquant une nouvelle étape dans la quête d’une souveraineté économique africaine.

Les ministres africains du Commerce extérieur ont adopté, jeudi 26 février 2026 à Maputo, au Mozambique, une position commune sur la réforme de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), affirmant la volonté du continent de parler d’une seule voix face aux défis du commerce international.

Cette réunion ministérielle a abouti à l’adoption d’une vision africaine visant à renforcer la représentation de l’Union africaine au sein de l’OMC et à rééquilibrer les mécanismes décisionnels, jugés défavorables aux pays en développement.

Une réforme pour défendre les intérêts africains

Les participants ont exprimé leur détermination à ne plus laisser les décisions commerciales mondiales être dominées par les pays développés au détriment des économies moins avancées. L’objectif est de promouvoir des décisions consensuelles et de permettre aux pays africains de coordonner leurs positions face aux enjeux commerciaux, notamment la hausse des droits de douane imposée par certains partenaires.

Cette démarche s’inscrit dans la volonté de renforcer la souveraineté économique du continent et de consolider son poids dans les négociations internationales.

Le commerce électronique et l’agriculture au cœur des priorités

Outre la réforme institutionnelle, les ministres ont plaidé pour un transfert accru de technologies afin de développer le commerce électronique en Afrique et de moderniser les chaînes de valeur agricoles.

Ces mesures visent à stimuler la production locale et à réduire la dépendance du continent aux importations de produits vivriers, tout en favorisant l’intégration des économies africaines dans le commerce numérique mondial.

La « Déclaration de Maputo » portée à l’OMC

Les décisions issues de cette rencontre, regroupées dans la « Déclaration de Maputo », seront défendues lors de la 14ᵉ Conférence ministérielle de l’OMC prévue du 26 au 29 mars 2026 à Yaoundé, au Cameroun.

Au nom de la République démocratique du Congo, le secrétaire général au Commerce extérieur, Eugène Manga Manga, représentant le ministre Julien Paluku Kahongya, a salué cette prise de position commune, estimant qu’elle renforce la voix de l’Afrique dans les négociations commerciales internationales.

La réunion a également été marquée par la participation de la directrice générale de l’OMC, Ngozi Okonjo-Iweala, du secrétaire général de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), Wamkele Mene, et de la Première ministre du Mozambique, Adriano Maleiane, qui ont tous salué l’adoption de cette déclaration.

Pour les participants, cette initiative constitue une étape décisive vers une gouvernance commerciale mondiale plus inclusive et mieux adaptée aux réalités des économies africaines.

Infos27

ça peut vous intéresser

Laisser un Commentaire

Infos27.CD utilise des cookies pour améliorer votre expérience utilisateur. Nous supposerons que vous êtes d'accord avec cela, mais vous pouvez vous désinscrire si vous le souhaitez. Accepter En Savoir Plus