Après une hausse soudaine et brutale du prix du carburant à Beni, passant de 3 000 FC à 7 000 voire 8 000 FC le litre, les autorités provinciales se sont vivement insurgées contre cette spéculation. Elles affirment qu’il n’existe aucune raison valable justifiant cette augmentation et soulignent que l’approvisionnement en carburant reste stable et suffisant pour la population. Les autorités ont également promis de sévir contre toute pratique illégale en prévoyant des sanctions strictes pour protéger les citoyens et leur pouvoir d’achat.
Le week-end, la ville de Beni a été secouée par une flambée brutale des prix du carburant, avec un litre passant de 3 000 FC à 7 000 voire 8 000 FC. Les autorités provinciales de l’Économie ont dénoncé cette hausse, qu’elles jugent sans justification, accusant une spéculation des opérateurs pétroliers.
Adrien Mbalavahi, chef de la division provinciale de l’Économie nationale au Nord‑Kivu, a affirmé que cette augmentation n’avait aucune base rationnelle. Selon lui, « La guerre entre Israël, les États-Unis et l’Iran ne justifie en rien une telle hausse. Nous avons actuellement suffisamment de stocks de carburant pour approvisionner toute la population, aussi bien en ville que dans les territoires. »
Les services provinciaux et territoriaux ont confirmé que la distribution de carburant se poursuivait normalement dans la région. Bien que certaines stations-service aient temporairement fermé, il ne s’agirait pas d’une pénurie, mais de difficultés techniques ou administratives spécifiques à ces établissements. Mbalavahi a précisé : « Notre suivi montre que la quantité disponible est suffisante partout ».
Le responsable a également rappelé que le prix fixé par le ministère de l’Économie doit être strictement respecté. Il a averti que toute infraction serait sévèrement sanctionnée : « Notre priorité est de protéger le pouvoir d’achat des citoyens et de garantir un approvisionnement stable en carburant. Il n’y a aucune raison valable pour spéculer sur les prix à ce moment. »
Cette hausse des prix du carburant suscite une vive inquiétude parmi la population, qui craint une répercussion immédiate sur le coût de la vie et sur les prix des produits de première nécessité, qui dépendent largement du carburant. Les autorités appellent au calme et à la vigilance tout en promettant de sévir contre les pratiques spéculatives.
Justin Mupanya, correspondant au Nord-Kivu

