Déterminé à rétablir l’ordre sur les routes de la capitale, le gouverneur de Kinshasa, Daniel Bumba Lubaki, a lancé une vaste opération de contrôle routier mobilisant plusieurs services de l’État. Lundi 9 mars, près de 3 000 agents d’une mission mixte ont été rassemblés au terrain annexe du stade des Martyrs pour renforcer la surveillance des artères de la ville et imposer une application stricte du Code de la route. Face à la prolifération de véhicules défectueux et à l’indiscipline persistante des conducteurs, l’autorité urbaine entend frapper fort : interdiction de circulation des véhicules en mauvais état, régulation stricte des camions de livraison et mise en place d’une identification numérique obligatoire des taxis afin de sécuriser davantage les usagers.
Les autorités provinciales de la capitale congolaise ont décidé de passer à la vitesse supérieure pour tenter de remettre de l’ordre sur les routes de la ville. Lundi 9 mars, une parade réunissant près de 3 000 agents de la mission mixte de contrôle routier s’est tenue au terrain annexe du stade des Martyrs, marquant la relance d’une vaste opération destinée à restaurer l’autorité de l’État sur la voie publique et à faire respecter les dispositions du Code de la route.
Cette mission rassemble plusieurs services publics, dont la Police nationale congolaise, la division urbaine des transports, la Brigade spéciale de protection de l’environnement ainsi que la Régie des fourrières et du contrôle technique. L’objectif affiché est d’assainir le secteur du transport urbain et de renforcer la sécurité routière dans une ville où l’indiscipline au volant et l’état défectueux de nombreux véhicules constituent des causes fréquentes d’accidents.
Lors de cette mobilisation, les autorités ont rappelé aux agents leur mission principale : veiller à l’application stricte des règles de circulation et exiger des conducteurs la présentation de tous les documents de bord requis. Elles ont également insisté sur l’interdiction formelle de circulation pour tout véhicule présentant des défaillances techniques susceptibles de mettre en danger les usagers de la route.
« Si un véhicule n’est pas en bon état, il doit être interdit de circulation. Défaut de phares, de feux arrière, clignotants ou véhicule accidenté, cela peut entraîner des accidents et provoquer le désordre sur la route », a-t-il été rappelé lors de cette parade.
Dans cette perspective, les véhicules dépourvus d’équipements essentiels – phares, feux arrière, clignotants ou pare-brise en bon état – seront désormais systématiquement immobilisés. Les autorités entendent ainsi réduire les risques d’accidents et améliorer les conditions de circulation dans une capitale confrontée à une pression automobile croissante.
Une opération élargie avec l’appui de l’armée
Afin de renforcer l’efficacité des contrôles, des éléments des Forces armées de la République démocratique du Congo ont été intégrés à la mission mixte en appui aux services déjà mobilisés. Cette présence vise à consolider la capacité d’intervention des équipes déployées sur le terrain et à garantir l’application stricte des mes

