La question de la révision de la Constitution continue d’alimenter le débat politique en République démocratique du Congo. À Kinshasa, le deuxième vice-président de l’Assemblée nationale, Christophe Mboso N’Kodia Mpwanga, a pris position publiquement sur ce sujet sensible. Devant plus de 10 000 femmes réunies au stade Vélodrome à l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, il a rappelé que la Constitution elle-même prévoit la possibilité de sa modification. « Le seul livre qui ne peut pas être touché, c’est la Bible », a-t-il déclaré, estimant que toute opposition de principe à une révision constitutionnelle ne repose pas sur le texte lui-même.
Le débat sur la révision ou le changement de la Constitution en République démocratique du Congo continue de susciter de vives prises de position au sein de la classe politique. À Kinshasa, le deuxième vice-président de l’Assemblée nationale, Christophe Mboso N’Kodia Mpwanga, a clairement exprimé son point de vue sur la question lors d’un rassemblement organisé dimanche 8 mars au stade Vélodrome.
L’événement, qui a réuni plus de 10 000 femmes du district de Lukunga, s’inscrivait dans le cadre de la célébration de la Journée internationale des droits des femmes. La rencontre était organisée à l’initiative du ministre des Droits humains, Me Samuel Mbemba Kabuya, haut cadre de la Convention pour la République et la Démocratie (CRD).
Devant cette importante mobilisation, Christophe Mboso a abordé l’un des sujets les plus discutés du moment dans l’espace politique congolais : l’éventualité d’une révision constitutionnelle. Une question qui divise aujourd’hui la classe politique et suscite de nombreux débats dans l’opinion publique.
Prenant la parole devant l’assistance, le responsable politique a rappelé que la Constitution congolaise elle-même prévoit la possibilité de sa modification. Selon lui, le débat actuel ne devrait pas occulter les dispositions prévues dans le texte fondamental.
« Vous n’ignorez pas que ces derniers temps le débat sur la révision de la Constitution a refait surface. Je vous le dis, et croyez-moi, je fais partie des gens qui l’ont rédigée. Dans son article 218, il est indiqué que la Constitution peut être révisée », a déclaré Christophe Mboso.
Dans un propos qui a rapidement marqué les esprits, l’ancien président de l’Assemblée nationale a comparé la Constitution à d’autres textes susceptibles d’être modifiés.
« Alors ça m’étonne de voir certaines personnes s’y opposer. Le seul livre qui ne peut pas être touché, c’est la Bible. Le reste, voire la Constitution, est susceptible d’être révisé », a-t-il affirmé devant la foule.
Au-delà de cette prise de position, Christophe Mboso a également profité de la tribune pour appeler à la mobilisation en faveur du président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo. Il a notamment évoqué le contexte sécuritaire et diplomatique marqué par la crise dans l’Est du pays.
Le responsable politique a salué les initiatives engagées par les autorités congolaises sur les plans diplomatique et militaire face à la situation sécuritaire, évoquant notamment les récentes sanctions prises par les États-Unis contre certains responsables militaires rwandais.
Dans un message adressé à l’assistance, il a exhorté la population à soutenir l’action du chef de l’État. « Je vous ai toujours dit, et je le répète aujourd’hui : soutenez le Président Tshisekedi. Si je mourais aujourd’hui, n’oubliez pas ce testament : soutenez sans condition le Président Tshisekedi », a déclaré Christophe Mboso.
La rencontre, organisée à l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, a également été l’occasion pour le responsable politique d’encourager les femmes à poursuivre leurs efforts d’autonomisation économique et sociale.
Il a rappelé que l’émancipation des femmes constitue un facteur essentiel de développement et de reconnaissance dans la société congolaise.
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