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21 avril, 2026 - 10:57:05
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Patrick Muyaya appelle à renforcer la sécurité et le professionnalisme des journalistes

La question de la sécurité des journalistes a été au cœur d’un panel organisé mardi 10 mars 2026 à Kinshasa par l’ambassade de la République fédérale d’Allemagne. Autour du ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya Katembwe, des acteurs clés du secteur ont échangé sur les risques auxquels sont confrontés les professionnels de l’information, notamment dans les zones de conflit en République démocratique du Congo. Entre plaidoyer pour un renforcement des capacités, dénonciation de la culture de l’impunité et appel à une responsabilité éditoriale accrue, les intervenants ont insisté sur la nécessité de protéger les journalistes afin de garantir une information libre et crédible.

La protection des journalistes et les défis sécuritaires liés à l’exercice du métier ont fait l’objet d’un échange approfondi mardi 10 mars 2026 dans la soirée à Kinshasa, lors d’un panel organisé par l’ambassade de la République fédérale d’Allemagne. Parmi les intervenants figurait le ministre de la Communication et Médias, également porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya Katembwe.

Placée sous le thème : « La protection des journalistes, objectif commun, tâches réparties ? Risques actuels et besoins des journalistes et rôle des autorités », la rencontre était animée par la journaliste Ange Kasongo, responsable du média spécialisé en fact-checking « Balobaki Check ». Le panel a réuni, aux côtés du ministre, Tshivis Tshivuadi, coordonnateur de l’ONG Journalistes en danger (JED), ainsi que Wendy Bashi, coordinatrice du bureau de Deutsche Welle à Kinshasa.

Pendant près d’une heure d’échanges, les intervenants ont abordé les multiples enjeux liés à la sécurité des professionnels des médias, dans un contexte marqué à la fois par les défis sécuritaires dans l’Est du pays et par les exigences croissantes du travail journalistique.

Prenant la parole, Patrick Muyaya s’est réjoui de la tenue de cette initiative, rappelant qu’elle s’inscrit dans la continuité des discussions engagées quelques mois auparavant avec l’ambassadeur d’Allemagne en RDC. « Je pense que c’est une très bonne initiative que l’ambassade d’Allemagne organise ce type d’échanges autour des médias. La question de la sécurité des journalistes est cruciale, surtout dans les pays en crise comme le nôtre », a déclaré le ministre.

Le porte-parole du gouvernement a particulièrement insisté sur la nécessité de renforcer les capacités des journalistes, notamment ceux qui exercent dans des zones sensibles, à l’image de l’Est de la République démocratique du Congo, où les risques sécuritaires restent élevés.

« Dans la partie Est du pays, il est important que les journalistes soient informés à la fois des pratiques de sécurité dans l’exercice de leur métier et des dispositions logistiques à prendre pour se protéger », a-t-il expliqué.

Au-delà de la dimension sécuritaire, Patrick Muyaya a également mis l’accent sur l’importance du professionnalisme dans la pratique journalistique, qu’il considère comme une première garantie de protection pour les professionnels des médias.

« J’ai toujours pensé que la première soupape de sécurité pour les journalistes, c’est le professionnalisme. Quand vous prenez le temps de recouper les faits et de produire une information solide, vous contribuez aussi à protéger votre travail et votre crédibilité », a-t-il soutenu.

Profitant du contexte du mois de mars consacré à la femme, le ministre a par ailleurs salué le rôle croissant des femmes dans le paysage médiatique congolais.

« Le mois de mars est aussi l’occasion de saluer le leadership des femmes présentes ici et de rappeler notre engagement pour la masculinité positive, afin que chacun contribue à l’avancement de la société », a-t-il ajouté.

De son côté, le coordonnateur de Journalistes en danger, Tshivis Tshivuadi, a insisté sur l’importance de la solidarité entre professionnels des médias face aux menaces et pressions auxquelles ils peuvent être confrontés.

Évoquant les travaux de son organisation, il a rappelé que le rapport annuel de JED met régulièrement en lumière les violations commises contre les professionnels des médias.

L’ONG plaide également pour que la sécurité des journalistes soit intégrée dans les discussions liées aux conflits armés, notamment dans l’Est du pays.

Intervenant à son tour, Wendy Bashi, coordinatrice de Deutsche Welle à Kinshasa, a expliqué que la sécurisation des journalistes repose sur deux dimensions essentielles : la protection physique et la responsabilité éditoriale.

Elle a également souligné que, dans un contexte sécuritaire sensible, chaque mot publié peut avoir des conséquences importantes.

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