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13 octobre, 2026 - 02:46:16
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RDC : dialogue inclusif ou l’utopie de mettre fin à une crise géopolitique des minerais stratégiques

« Dialogue », « inclusif », ces deux mots défraient la chronique, même au-delà de la RDC. Personne n’en démord. Et la question : comment, dans un dossier où tout tient de la géopolitique imbriquée à la guerre des minerais stratégiques, un forum politique interne, sans leviers contraignants, sans contrôle ni pouvoir sur le Rwanda, parviendrait-il à imposer la paix là où les puissances mondiales sont perplexes ? Naturellement, lorsque le diagnostic est mal posé, la thérapie ne saurait donner des résultats idoines. Mais, au-delà de l’utopie et, à défaut d’un Berlin II, le dialogue n’est pas moins une brèche, sous de faux prétextes, pour « congoliser » la crise en vue d’un nouvel ordre politique consacrant la gestion, par Kigali, via le M23, des provinces du Nord et du Sud-Kivu, pour un accès illimité aux minerais du Congo. L’implication personnelle de Trump dans ce dossier est une aubaine pour ce pays de se réorganiser et de définir ses priorités en vue d’un développement structurel dans des domaines divers et variés. Par exemple, la mise sur pied d’une véritable armée républicaine.

L’idée de la tenue du « dialogue inclusif » fait son petit bonhomme de chemin. Bien entendu, depuis que la coalition CENCO-ECC s’est sentie investie d’une mission prophétique de procurer la paix à la RDC, empêtrée dans une crise trentenaire qui affecte la région des Grands Lacs. Depuis lors, le pays est quasiment divisé en deux camps : les pro et anti-dialogue.

Avec en tête les prélats catholiques et protestants, le premier camp compte les détracteurs du régime en place en RDC, parmi lesquels les opposants et assimilés, dont quelques ténors présentement en exil. Et aussi les rebelles, particulièrement de l’AFC-M23 sous la coupe du Rwanda. Le deuxième camp, gravitant autour du pouvoir incarné par le président de la République, comprend les partisans de celui-ci, dirigeants, militants, assimilés, ainsi que certaines têtes couronnées des Églises dites de réveil.

Les arguments pour ou contre le dialogue

Les pro-dialogue sont d’avis que la tenue de ce forum est une nécessité impérative pour instaurer une paix durable, particulièrement face à la crise sécuritaire dans l’Est et à l’absence de solution militaire à l’horizon. C’est le seul moyen d’obtenir un cessez-le-feu durable, de gérer la situation du M23 et d’amorcer le désarmement des groupes armés, réduisant ainsi les souffrances des populations civiles. Fortement encouragé par des acteurs régionaux et internationaux pour stabiliser la région des Grands Lacs, il vise à renforcer la souveraineté et la cohésion nationales, à résoudre les crises politiques post-électorales et à harmoniser les vues entre acteurs congolais. Bref, c’est un mécanisme pour trouver des solutions internes aux problèmes congolais, sans ingérence extérieure.

Les défenseurs du dialogue notent, cependant, que la réussite de ce dialogue est conditionnée par son caractère inclusif, pour plus de représentativité, par la transparence des débats, par l’amnistie pour les acteurs armés et par une véritable volonté de réconciliation. Il doit, pour ce faire, se tenir à l’extérieur pour permettre à tout le monde d’y participer. Au cas contraire, ces assises risquent de n’être qu’un cadre pour la majorité au pouvoir, manquant de figures emblématiques et de légitimité.

S’inscrivant en faux, les anti-dialogue y voient une manœuvre pour détourner l’attention des priorités sécuritaires et socio-économiques, une brèche pour le partage du pouvoir, alors que le président de la République jouit d’un mandat légitime qui court jusqu’en 2028. Avec, bien entendu, le risque d’aboutir à l’intégratio