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Kinshasa
21 avril, 2026 - 12:03:18
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2ème Journée du workshop national : agriculture, IDE et numérique au cœur des panels

Cap sur la transformation économique. À Kinshasa, la deuxième journée du workshop national sur le renforcement des capacités productives a mis en lumière les leviers clés du développement de la RDC. Agriculture, industrialisation, investissements étrangers, numérique ou encore transition énergétique : les ministres sectoriels ont détaillé les priorités du gouvernement pour créer davantage de valeur ajoutée et réduire les vulnérabilités structurelles. Au cœur des échanges, une même ambition : accélérer la diversification de l’économie et inscrire durablement le pays dans les dynamiques régionales et mondiales.

La réflexion sur la transformation structurelle de l’économie congolaise s’est poursuivie mercredi 18 mars 2026 à Kinshasa, à l’occasion de la deuxième journée du workshop national de haut niveau consacré au renforcement des capacités productives de la République démocratique du Congo. Réunissant membres du gouvernement, experts et acteurs économiques, les panels ont abordé une série de thématiques jugées déterminantes pour le développement du pays.

Au centre des discussions figuraient les opportunités et défis liés à la modernisation agricole, à la création de valeur ajoutée, à l’attractivité des investissements directs étrangers (IDE), ainsi qu’à l’intégration régionale et à la transformation numérique. Les participants ont également examiné les enjeux de l’informalité, les partenariats public-privé, la durabilité environnementale et les déficits en infrastructures de transport et de connectivité.

Intervenant sur le volet agricole, le ministre d’État en charge de l’Agriculture et de la Sécurité alimentaire, Muhindo Nzangi, a détaillé les orientations du gouvernement pour relancer la production nationale. « Le gouvernement a décidé de réhabiliter le Centre d’appui et de production des services agricoles (CAPS) dans les 26 provinces ainsi que 15 stations de l’Institut national pour l’étude et la recherche agronomiques (INERA) », a-t-il indiqué. À ces mesures s’ajoute « l’octroi de subventions pour booster la production agricole en RDC », a-t-il précisé, soulignant l’importance d’un secteur agricole performant pour réduire la dépendance alimentaire.

Sur le plan du commerce international, le ministre de l’Aménagement du territoire, Jean-Lucien Bussa, a mis en avant la nécessité d’une stratégie économique axée sur la diversification et l’industrialisation. « Il est impératif de promouvoir une diversification productive, une industrialisation orientée vers les exportations et une insertion dynamique dans le commerce mondial », a-t-il déclaré, appelant à repositionner la RDC dans les chaînes de valeur globales.

La question environnementale a également occupé une place centrale dans les échanges. La ministre d’État en charge de l’Environnement et du Développement durable, Marie Niange Ndambo, a insisté sur les capacités nationales en matière de gestion des ressources naturelles. « La RDC dispose aujourd’hui d’ingénieurs forestiers capables de prendre en charge la gestion durable des forêts congolaises », a-t-elle affirmé, mettant en avant les atouts du pays dans le domaine de l’économie verte.

De son côté, le ministre de l’Entrepreneuriat et du Développement des PME, Justin Kalumba, a souligné l’importance du secteur privé dans la dynamique de transformation économique. Il a évoqué la nécessité de renforcer les mécanismes d’accompagnement et de facilitation en faveur des petites et moyennes entreprises, considérées comme un levier essentiel de création d’emplois et de croissance inclusive.

Au-delà des interventions sectorielles, les débats ont mis en évidence les défis transversaux qui freinent le développement des capacités productives. L’informalité, largement répandue dans l’économie congolaise, a été identifiée comme un obstacle majeur à la productivité et à la mobilisation des ressources. Les participants ont également insisté sur l’urgence de combler le fossé numérique, condition indispensable à l’intégration du pays dans l’économie mondiale.

Les infrastructures de transport et la connectivité ont, elles aussi, été au cœur des préoccupations, tant leur insuffisance limite la circulation des biens et des personnes. Dans ce contexte, les partenariats public-privé apparaissent comme une piste privilégiée pour mobiliser les financements nécessaires et accélérer les projets structurants.

En filigrane de ces échanges se dessine une ambition claire : faire de la transformation structurelle de l’économie congolaise un levier de croissance durable. Le workshop se veut ainsi un cadre de concertation stratégique, destiné à aligner les politiques publiques sur les exigences d’un développement inclusif et résilient.

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