Une scène rare, à la fois administrative et profondément humaine. À Kinshasa, une agente publique de 81 ans a vu sa carrière enfin reconnue après plus de cinquante ans de service, à l’issue d’un échange direct avec le vice-Premier ministre en charge de la Fonction publique, Jean-Pierre Lihau. Cette issue, rendue possible dans le cadre du « Fara Fara », met en lumière les réalités persistantes de la gestion des carrières dans l’administration congolaise, entre lenteurs, attentes prolongées et tentatives de réforme fondées sur la proximité avec les agents.
La reconnaissance est arrivée tard, mais elle a fini par se concrétiser. À Kinshasa, une agente de la fonction publique âgée de 81 ans a obtenu la régularisation de sa situation administrative et l’accès à sa retraite, après plus de cinquante années de service rendues à l’État congolais. Une issue rendue possible à la faveur d’un échange direct avec le vice-Premier ministre en charge de la Fonction publique, Jean-Pierre Lihau.
La scène s’est déroulée mercredi 25 mars 2026, lors d’une nouvelle édition du « Fara Fara », un cadre d’échanges hebdomadaire institué par le ministre pour permettre aux agents publics d’exposer directement leurs préoccupations liées à la gestion de leurs carrières. Comme à l’accoutumée, des fonctionnaires issus de différentes administrations, y compris des provinces, ont répondu présents à ce rendez-vous, dans l’espoir de voir leurs dossiers examinés.
Installé à la réception de son cabinet dès 13 heures, le vice-Premier ministre a reçu successivement plusieurs agents venus faire entendre leurs doléances. Parmi eux, cette octogénaire, dont le dossier de retraite était resté en suspens malgré des décennies de service. Reçue en audience, elle a pu exposer sa situation avec clarté, mettant en lumière les lenteurs administratives qui ont marqué la fin de sa carrière.
Selon les éléments rapportés, son dossier a été examiné sur place, permettant une prise de décision rapide. « Rassurée d’être rétablie dans ses droits », elle a quitté les lieux avec un sentiment de soulagement, exprimant sa gratitude à l’endroit des autorités. Une issue qui tranche avec les difficultés souvent rencontrées par de nombreux agents publics dans le traitement de leurs dossiers de carrière.
Au-delà de ce cas emblématique, la séance du « Fara Fara » a permis d’aborder une diversité de préoccupations récurrentes dans l’administration publique. Parmi celles-ci figurent la mécanisation des agents, la mise à la retraite, les questions disciplinaires, l’avancement en grade, la régularisation des nouvelles unités, les blocages de salaires ou encore les problèmes d’affectation.
Dans cette optique, les dossiers jugés complets et clairs bénéficient d’un traitement accéléré, avec des réponses immédiates. Une méthode qui vise à réduire les délais de traitement et à restaurer la confiance des agents envers leur administration.
L’exemple de cette agente de 81 ans illustre à la fois les dysfonctionnements persistants et les tentatives de réforme engagées. Si son cas met en évidence les retards accumulés dans la gestion des carrières, il souligne également l’impact potentiel d’une gouvernance administrative plus accessible et réactive.
À travers le « Fara Fara », le ministère de la Fonction publique cherche ainsi à instaurer une dynamique nouvelle, où les préoccupations des agents trouvent un écho direct auprès des décideurs. Une démarche qui, si elle se pérennise et se systématise, pourrait contribuer à améliorer durablement la gestion des ressources humaines de l’État congolais.
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