La crise sécuritaire dans l’Est de la RDC et la nécessité d’un dialogue interne encadré ont dominé les échanges entre les autorités congolaises et une délégation belge à Kinshasa. Reçu par le président de l’Assemblée nationale, Aimé Boji Sangara, le représentant spécial de la Belgique pour les Grands Lacs a réaffirmé son soutien à l’intégrité territoriale de la RDC tout en appelant à un dialogue inclusif respectueux de l’ordre constitutionnel. Kinshasa, de son côté, insiste sur le retrait des forces rwandaises comme condition préalable à une paix durable.
Les enjeux sécuritaires dans l’Est de la République démocratique du Congo et les perspectives d’un dialogue politique interne ont été au cœur des échanges, jeudi à Kinshasa, entre le président de l’Assemblée nationale, Aimé Boji Sangara, et une délégation belge conduite par Marc Pecsteen, représentant spécial du Royaume de Belgique dans la région des Grands Lacs, accompagné de l’ambassadrice Roxane de Bilderling.
Cette rencontre s’inscrit dans un contexte marqué par la persistance des tensions dans les provinces de l’Est, où l’insécurité demeure une préoccupation majeure pour les autorités congolaises et leurs partenaires internationaux. Les discussions ont permis d’aborder les efforts engagés en vue d’un règlement pacifique du conflit, ainsi que les pistes de renforcement de la stabilité politique.
Du côté belge, les diplomates ont salué les initiatives prises par le président de la République, Félix Tshisekedi, en faveur d’une sortie de crise. Ils ont réaffirmé leur attachement au respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de la RDC, considérées comme des principes fondamentaux dans la gestion du conflit.
La délégation a également insisté sur l’importance d’un dialogue interne inclusif. « Un dialogue respectueux de l’ordre constitutionnel et institutionnel est essentiel pour favoriser la décrispation et renforcer la cohésion nationale », ont souligné les représentants belges, mettant en avant la nécessité d’un cadre politique stable pour accompagner les efforts de paix.
En réponse, Aimé Boji Sangara a salué la position de la Belgique, qu’il a qualifiée de constante depuis le début de la crise. Il a réaffirmé la détermination des institutions congolaises à œuvrer pour une solution durable, avec l’appui du Parlement.
« La détermination du président de la République et du gouvernement, avec le soutien du Parlement, reste entière pour parvenir à une paix durable et définitive », a-t-il déclaré, insistant sur l’engagement des autorités à défendre les intérêts du pays.
Le président de l’Assemblée nationale a également rappelé la position de Kinshasa sur les conditions de résolution du conflit. Selon lui, « le retrait des forces rwandaises des zones congolaises occupées constitue un préalable essentiel ». Il a par ailleurs dénoncé ce qu’il considère comme des motivations économiques à l’origine de l’agression, évoquant des « pillages et l’exploitation illicite des ressources naturelles ».
Au-delà de la question sécuritaire, les échanges ont porté sur les réformes économiques en cours et l’amélioration du climat des affaires. Les deux parties ont souligné le rôle du Parlement dans l’adoption des réformes nécessaires pour renforcer l’attractivité économique du pays.
Cette dimension économique apparaît comme un complément indispensable aux efforts de stabilisation, dans un contexte où la relance du développement est étroitement liée à la sécurisation du territoire.
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