La transformation agricole passe à la vitesse supérieure. À Bandundu-ville, la Première ministre a placé l’urgence de finaliser et de lancer le Programme conjoint intégré pour la transformation du secteur agricole et du monde rural (PCITAR) au cœur de l’action gouvernementale. S’appuyant sur les orientations du chef de l’État et les contributions des provinces, elle a exigé une mobilisation intersectorielle immédiate et la production rapide d’une feuille de route. Objectif : structurer durablement l’économie rurale et connecter la production aux marchés, dans une logique de cohérence et d’efficacité des politiques publiques.
La Première ministre, cheffe du Gouvernement, a consacré son intervention lors de la quatre-vingt-quatrième réunion ordinaire du Conseil des ministres, tenue le 27 mars 2026 à Bandundu-Ville, à l’accélération du Programme conjoint intégré pour la transformation du secteur agricole et du monde rural (PCITAR). Un chantier stratégique que l’exécutif entend désormais finaliser et traduire en actions concrètes dans les meilleurs délais.
Dans le prolongement de la communication du Président de la République, la cheffe du Gouvernement a insisté sur « l’urgence de finaliser et d’engager la mise en œuvre » de ce programme structurant, destiné à impulser une transformation en profondeur des secteurs agricole, pastoral, halieutique et du développement rural.
Elle a, à cet effet, rappelé les orientations fixées par le chef de l’État lors de l’ouverture de la 13ᵉ Conférence des gouverneurs de province, mettant en avant la nécessité de garantir une cohérence accrue des politiques publiques dans ces secteurs clés. Cette exigence vise à corriger les désarticulations persistantes entre les interventions sectorielles et à renforcer l’efficacité globale de l’action gouvernementale.
Lancé en 2025, le processus d’élaboration du PCITAR a franchi plusieurs étapes, dont sa présentation lors de la 59ᵉ réunion du Conseil des ministres en septembre de la même année. Depuis, les contributions recueillies auprès des gouverneurs de province ont permis d’enrichir le contenu du programme et de consolider sa base technique.
« Les contributions recueillies lors de cette Conférence offrent désormais une base solide pour finaliser ce programme et en assurer la mise en œuvre effective », a souligné la Première ministre, insistant sur la nécessité de capitaliser sur cette dynamique inclusive.
Dans cette perspective, elle a engagé l’ensemble des ministères concernés à se mobiliser sans délai. Sont notamment impliqués les portefeuilles de l’Agriculture, du Développement rural, de la Pêche et de l’Élevage, mais aussi ceux en charge de l’Aménagement du territoire, de la Recherche scientifique, des Finances, de l’Industrie, de l’Environnement et de l’Énergie. Une approche transversale jugée indispensable pour garantir une transformation durable du secteur.
La cheffe du Gouvernement a fixé un calendrier précis. Elle a instruit les ministères concernés d’élaborer, « dans les meilleurs délais », une feuille de route réaliste et opérationnelle, destinée à guider l’action gouvernementale. Ce document stratégique devra être finalisé d’ici à la mi-mai 2026, en vue de sa validation par le Conseil des ministres.
L’objectif assigné est clair : assurer un développement rural intégré et renforcer la connexion entre les zones de production et les marchés urbains, afin d’améliorer la compétitivité des filières agricoles et de soutenir la sécurité alimentaire.
La coordination de cet exercice a été confiée au ministre d’État en charge de l’Agriculture, assisté de son collègue du Développement rural. Une responsabilité qui traduit le rôle central de ces deux secteurs dans la mise en œuvre du programme.
Selon les orientations définies, la phase opérationnelle du PCITAR devra débuter dès le mois de juin 2026. Elle devra également s’articuler avec les processus budgétaires en cours, notamment la préparation du prochain budget national, ainsi qu’avec la prochaine campagne agricole 2026-2027.
Pour garantir la réussite de cette démarche, la Première ministre a assuré que son cabinet apportera « tout le soutien nécessaire » aux ministères impliqués, afin de lever les contraintes éventuelles et de maintenir le cap fixé.
Infos27

