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3 avril, 2026 - 22:02:33
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Steve Mbikayi : « Tshisekedi choisit la victoire sans guerre face au Rwanda »

Une stratégie assumée, revendiquée et théorisée. Dans une tribune intitulée « Félix Tshisekedi à l’école de Sun Tzu et Liddell Hart », Steve Mbikayi défend le choix du chef de l’État congolais de privilégier la diplomatie à la confrontation militaire face au Rwanda. S’appuyant sur les doctrines classiques de la guerre indirecte, il présente cette approche comme une réponse lucide à un rapport de force défavorable. À ses yeux, les premiers résultats enregistrés sur le terrain et sur la scène internationale confirment la pertinence d’une stratégie fondée sur l’intelligence, la pression diplomatique et la préservation des vies humaines.

Dans une tribune publiée sous le titre évocateur « Félix Tshisekedi à l’école de Sun Tzu et Liddell Hart : le choix de la victoire sans guerre », Steve Mbikayi propose une lecture stratégique de la gestion du conflit opposant la République démocratique du Congo au Rwanda, mettant en avant une approche diplomatique qu’il juge à la fois maîtrisée et efficace.

Pour l’auteur, le 1er avril 2026 constitue un moment charnière, marqué par la date butoir fixée au Rwanda pour quitter le territoire congolais, qu’il attribue à une orientation stratégique délibérée du chef de l’État.

« C’est le fruit d’un choix stratégique opéré par le Président de la République », affirme-t-il d’emblée.

Dans un contexte régional complexe, caractérisé par des rapports de force jugés défavorables, Steve Mbikayi souligne que Félix Tshisekedi a opté pour une stratégie alternative à l’affrontement militaire direct.

« Il a déplacé le centre de gravité du conflit vers le terrain diplomatique », écrit-il, estimant que cette orientation s’inscrit dans une tradition stratégique éprouvée.

L’ancien ministre fonde son analyse sur les enseignements de figures majeures de la pensée militaire. Il convoque d’abord le général chinois Sun Tzu, pour qui « la suprême habileté consiste à vaincre sans combattre », rappelant que l’efficacité stratégique repose sur la capacité à éviter les conflits coûteux et incertains.

Il mobilise également les travaux du théoricien britannique Basil Henry Liddell Hart, promoteur de « l’approche indirecte », selon laquelle les victoires décisives reposent davantage sur le contournement et la désorganisation de l’adversaire que sur le choc frontal. « Il ne s’agit pas de fuir l’affrontement, mais de le rendre inutile », résume Steve Mbikayi.

À ses yeux, cette double référence éclaire la stratégie adoptée par les autorités congolaises. Conscient des risques d’une guerre d’usure, le pouvoir en place aurait ainsi privilégié une diplomatie offensive, visant à modifier l’environnement stratégique du conflit.

Cette démarche se serait traduite, selon lui, par une mobilisation accrue des partenaires internationaux, une mise en avant des responsabilités sur la scène mondiale et une pression diplomatique croissante.

« Le champ de bataille a changé : il n’est plus uniquement militaire, il est devenu politique, diplomatique et stratégique », soutient-il.

Steve Mbikayi met en avant des résultats qu’il qualifie de tangibles, évoquant notamment la récupération de certaines positions sans affrontement direct, ainsi que l’adoption de sanctions ciblées contre des acteurs liés à l’appareil militaire rwandais.

Pour l’auteur, cette approche présente un double avantage : elle permet de préserver les vies humaines tout en évitant un épuisement des ressources nationales.

« Ce choix nous a permis de reprendre l’initiative sans nous enliser dans une guerre totale », insiste-t-il.

Au-delà des considérations militaires, la tribune insiste sur la dimension politique de cette stratégie, qui consisterait à transformer une situation initialement défavorable en avantage stratégique par le recours à des leviers diplomatiques et internationaux.

Dans cette perspective, Steve Mbikayi estime que l’action du chef de l’État congolais s’inscrit pleinement dans les principes des grandes doctrines stratégiques.

« Éviter le point fort de l’adversaire, déplacer le conflit, déséquilibrer sans détruire », résume-t-il, en référence aux enseignements de Sun Tzu et de Liddell Hart.

En conclusion, l’auteur défend une vision de la puissance fondée sur la maîtrise plutôt que sur la confrontation.

« La véritable force d’un État ne réside pas uniquement dans sa capacité à faire la guerre, mais aussi dans son intelligence à l’éviter », affirme-t-il.

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