Portée par un boom minier exceptionnel et une appréciation notable du franc congolais, la République démocratique du Congo s’apprête à devenir la cinquième économie d’Afrique subsaharienne selon le Fonds monétaire international. Avec un PIB projeté à 123 milliards de dollars en 2026, le pays entre dans une nouvelle phase de son histoire économique, marquée par des espoirs concrets de transformation durable, à condition de consolider les réformes engagées.
La trajectoire actuelle de la RDC marque une inflexion historique. Après des décennies d’instabilité économique, le pays s’impose progressivement comme un acteur majeur sur le continent. Selon les Perspectives économiques mondiales du Fonds monétaire international (2025–2026), la croissance du PIB réel congolais s’est maintenue à un niveau élevé, oscillant entre 6 % et 8 % par an sur la période récente, bien au-dessus de la moyenne de l’Afrique subsaharienne (environ 3,5 %).
Cette progression permet à la RDC de dépasser l’Éthiopie, dont la croissance reste dynamique mais ralentie par des contraintes internes. Elle rapproche également le pays de certaines économies intermédiaires comme le Kenya ou l’Angola, confirmant un repositionnement stratégique.
Au-delà du classement, cette évolution traduit une meilleure valorisation des ressources nationales et une intégration plus affirmée dans l’économie mondiale.
Des minerais stratégiques au cœur de la croissance
Le secteur minier constitue le socle de cette performance. La RDC concentre à elle seule environ 70 % de la production mondiale de cobalt, selon l’Agence internationale de l’énergie, et se positionne parmi les trois premiers producteurs africains de cuivre, avec une production dépassant 2,5 millions de tonnes en 2024.


