La diplomatie congolaise enregistre une nouvelle avancée sur la scène régionale. Réunie à Bujumbura pour la 61ᵉ session du Comité consultatif permanent des Nations Unies chargé des questions de sécurité en Afrique centrale (UNSAC), la République démocratique du Congo a obtenu le poste de deuxième vice-présidente du bureau de cette instance régionale. Représentée par la vice-ministre des Affaires étrangères, Noëlla Ayeganagato, la RDC a également réaffirmé sa position sur la crise sécuritaire dans l’Est du pays, en plaidant pour le respect de la souveraineté des États et le recours aux mécanismes diplomatiques et régionaux de règlement des conflits.
La République démocratique du Congo a renforcé son positionnement au sein des mécanismes régionaux de paix et de sécurité en accédant au poste de deuxième vice-présidente du bureau du Comité consultatif permanent des Nations Unies chargé des questions de sécurité en Afrique centrale (UNSAC), à l’issue de la 61ᵉ session tenue à Bujumbura, au Burundi.
Cette élection constitue une étape importante pour la diplomatie congolaise, qui se rapproche désormais de la présidence de cette organisation régionale, prévue lors de la 63ᵉ session.
Selon le ministère des Affaires étrangères, la RDC a été représentée à cette rencontre ministérielle par la vice-ministre des Affaires étrangères, Noëlla Ayeganagato.
« À l’issue des travaux, la RDC a accédé au poste de 2ᵉ vice-présidente du bureau de l’UNSAC, se rapprochant ainsi de la présidence du Comité prévue lors de la 63ᵉ session », a indiqué la source.
La paix et la prévention des conflits au cœur des débats
Les travaux de la 61ᵉ session se sont déroulés sous le thème : « Renforcement des mécanismes régionaux de prévention, de médiation et de règlement pacifique des conflits pour une paix durable et un développement résilient en Afrique centrale ».
Durant plusieurs jours, les représentants des États membres ont examiné les défis sécuritaires auxquels reste confrontée la sous-région, marquée par des crises armées récurrentes, des mouvements transfrontaliers de groupes armés ainsi que des enjeux liés à la stabilité politique et au développement.
Les participants ont également réfléchi aux moyens de renforcer les instruments régionaux de prévention des conflits, de médiation et de coopération sécuritaire afin de consolider la paix en Afrique centrale.
Pour Kinshasa, cette rencontre constituait également une opportunité de faire entendre sa voix sur les questions sécuritaires qui affectent la région des Grands Lacs.
Prenant la parole au cours des travaux, Noëlla Ayeganagato Nakwipone a présenté un point d’information sur l’évolution de la situation sécuritaire dans l’Est de la République démocratique du Congo.
La vice-ministre a rappelé que la recherche d’une solution durable aux conflits qui secouent la région passe nécessairement par le respect des principes fondamentaux du droit international.
« Aucune solution durable ne pourra être envisagée sans le respect strict de la souveraineté, de l’intégrité territoriale, de l’indépendance politique des États membres et des engagements pris », a-t-elle déclaré.
Créé sous l’égide des Nations Unies, l’UNSAC constitue l’un des principaux mécanismes de concertation régionale sur les questions de paix et de sécurité en Afrique centrale.
Cette structure réunit régulièrement les États membres afin d’évaluer les menaces sécuritaires, de promouvoir la coopération régionale et de renforcer les stratégies communes de prévention des conflits.
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