Le gouvernement congolais assure que le dispositif d’accueil mis en place pour des ressortissants de pays tiers expulsés des États-Unis conserve son caractère strictement temporaire. Dans un communiqué publié par le ministère de la Communication et Médias, les autorités indiquent que plus de la moitié des quinze personnes admises sur le territoire national le 17 avril dernier ont déjà quitté la RDC pour rejoindre leurs pays d’origine. Kinshasa présente cette évolution comme la confirmation du caractère transitoire de la mesure, mise en œuvre dans le cadre d’un mécanisme exceptionnel de prise en charge humanitaire et administrative.
Le dispositif d’accueil temporaire mis en place par la République démocratique du Congo pour des ressortissants de pays tiers expulsés des États-Unis commence à entrer dans sa phase de sortie. Selon un communiqué du gouvernement consulté vendredi 5 juin, plus de la moitié des quinze personnes admises sur le territoire congolais le 17 avril dernier ont déjà quitté le pays pour rejoindre leurs États d’origine.
Cette évolution est présentée par les autorités comme la confirmation du caractère strictement transitoire d’un mécanisme qui avait suscité interrogations et débats au moment de son annonce. Conclu dans le cadre d’un accord avec Washington, le dispositif prévoyait l’accueil temporaire de ressortissants étrangers en attente de leur retour vers leurs pays respectifs.
« À ce jour, plus de la moitié des quinze ressortissants admis sur le territoire national dans le cadre de ce dispositif ont quitté la République démocratique du Congo pour regagner leurs pays d’origine », indique le ministère de la Communication et Médias dans son communiqué.
L’exécutif insiste sur le fait que cette opération n’a jamais eu vocation à s’inscrire dans la durée. Dès son lancement, le gouvernement avait souligné le caractère exceptionnel, provisoire et limité dans le temps de cet accueil. Les départs déjà enregistrés constituent, selon les autorités, une illustration concrète du respect des engagements pris lors de la mise en œuvre du mécanisme.
Au-delà des chiffres, Kinshasa cherche également à répondre aux critiques qui avaient accompagné l’arrivée de ces ressortissants étrangers. Plusieurs voix, notamment sur les réseaux sociaux, avaient exprimé des inquiétudes quant à une éventuelle installation durable des personnes concernées sur le territoire national. Le gouvernement assure aujourd’hui que les faits confirment le contraire.
Les opérations de retour ne sont d’ailleurs pas achevées. Selon la même source, d’autres départs devraient intervenir dans les prochains jours dans le cadre du processus engagé avec les partenaires concernés.
« La mise en œuvre du dispositif d’accueil temporaire se poursuit conformément aux communications gouvernementales des 5 et 17 avril 2026 », souligne le communiqué officiel.
Cette précision vise à rappeler que l’ensemble de l’opération suit un calendrier préalablement défini et demeure encadré par les engagements pris entre les différentes parties prenantes.
Dans sa communication, le gouvernement congolais réaffirme par ailleurs son attachement au respect de la souveraineté nationale, des lois de la République et des intérêts supérieurs du pays. Une manière de souligner que cette coopération avec les États-Unis s’inscrit dans un cadre maîtrisé par les autorités congolaises et conforme aux orientations de la politique étrangère nationale.
Près de deux mois après l’arrivée du premier groupe, l’exécutif considère ainsi que le déroulement des opérations valide la philosophie initiale du dispositif : offrir une solution temporaire à une situation particulière tout en garantissant le retour progressif des bénéficiaires vers leurs pays d’origine.
À mesure que les départs se multiplient, Kinshasa entend démontrer que cet accueil n’a jamais constitué une politique d’installation permanente, mais bien une réponse ponctuelle à une demande formulée dans le cadre d’une coopération internationale spécifique.
Infos27

