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Kinshasa
7 novembre, 2026 - 14:15:20
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Human Rights Watch : torture, exécutions, fosses communes, le rapport qui accable Kigali et le M23

Un rapport de 87 pages publié par Human Rights Watch jette une lumière crue sur les violences commises dans l’Est de la République démocratique du Congo entre mi-2024 et décembre 2025. L’organisation accuse l’armée rwandaise et les rebelles du M23 d’avoir orchestré une vaste campagne de recrutements forcés, de détentions abusives et de mauvais traitements visant combattants capturés, civils et enfants. Intitulé « La mort était partout », le document décrit des actes de torture, des exécutions, du travail forcé et l’utilisation d’enfants soldats, des faits que l’ONG estime susceptibles de constituer des crimes de guerre et, pour certains, des crimes contre l’humanité.

C’est un rapport particulièrement accablant que vient de publier Human Rights Watch (HRW) sur la guerre qui ravage l’Est de la République démocratique du Congo. Dans ce document de 87 pages intitulé « La mort était partout », l’organisation internationale de défense des droits humains accuse l’armée rwandaise et les rebelles du M23 d’avoir mené, entre mi-2024 et décembre 2025, une vaste campagne de recrutement forcé, de détention abusive et de violences systématiques dans les territoires sous leur contrôle.

Selon HRW, les victimes de ces opérations comprennent des militaires congolais capturés, des combattants Wazalendo, des civils ainsi que des enfants parfois âgés d’à peine douze ans. Le rapport décrit un ensemble d’exactions commises dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, où les rebelles du M23 et les militaires rwandais sont accusés d’avoir procédé à des rafles de grande ampleur.

« Les autorités rwandaises pourraient être reconnues pénalement responsables des actions des forces du M23, y compris dans les centres d’entraînement », indique notamment le rapport.

Des camps de formation transformés en lieux d’abus

L’organisation affirme avoir documenté de graves violations des droits humains dans les camps de formation militaire de Rumangabo et de Tshanzu. Ces sites auraient servi à la fois de centres d’entraînement, de détention et de recrutement forcé.

Human Rights Watch y recense des meurtres, des actes de torture, des châtiments corporels, le recours au travail forcé ainsi que l’enrôlement d’enfants soldats. Plusieurs témoignages évoquent des sévices répétés infligés aux recrues et aux détenus.

« Les combattants du M23, soutenus par le personnel militaire rwandais, ont commis des meurtres, des actes de torture, des châtiments corporels et ont eu recours au travail forcé et à des enfants soldats. Ces abus constituent des crimes de guerre et devraient faire l’objet d’enquêtes en tant que possibles crimes cont