L’Afrique australe cherche à se prémunir davantage contre les secousses économiques mondiales. Réunis à Dar es Salaam, en Tanzanie, les gouverneurs des banques centrales de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) ont examiné les défis macroéconomiques qui attendent la région. Dans un contexte marqué par une croissance inégale, une inflation persistante dans plusieurs pays et des incertitudes internationales, le Gouverneur de la Banque centrale du Congo (BCC), André Wameso, a plaidé pour une meilleure anticipation des crises et un renforcement de la coordination des politiques économiques. Une démarche qui vise à consolider la stabilité financière et à protéger les économies régionales contre les chocs externes de plus en plus fréquents.
La nécessité de mieux anticiper les crises économiques et de renforcer la résilience des pays de l’Afrique australe a été au centre des interventions du Gouverneur de la Banque centrale du Congo (BCC), André Wameso Nkualoloki, lors de la 62ᵉ réunion du Comité des Gouverneurs des Banques centrales de la Communauté de développement de l’Afrique australe (CCBG/SADC), tenue jeudi 11 juin à Dar es Salaam, en Tanzanie.
Cette rencontre a réuni les responsables des institutions monétaires de la région autour d’un objectif commun : évaluer l’évolution de la conjoncture économique régionale et examiner les réponses à apporter face aux défis qui continuent d’affecter les économies de la SADC.
Une région confrontée à des défis persistants
Selon les conclusions des échanges, l’année 2025 a été marquée par une croissance économique inégale entre les États membres de la SADC. Alors que certains pays ont enregistré des performances encourageantes, d’autres continuent de subir les effets combinés des tensions internationales, de la volatilité des marchés et des pressions inflationnistes.
Les gouverneurs ont également relevé que plusieurs économies de la région demeurent confrontées à des niveaux d’inflation élevés, réduisant le pouvoir d’achat des populations et compliquant la conduite des politiques économiques.
Face à cette situation, les perspectives pour 2026 imposent une vigilance accrue de la part des autorités monétaires afin de préserver la stabilité macroéconomique et financière.
André Wameso plaide pour une meilleure anticipation des crises
Intervenant au cours des travaux, le Gouverneur de la BCC a insisté sur la nécessité d’identifier avec précision les causes profondes des crises économiques qui frappent périodiquement les pays africains.
Pour lui, la compréhension des mécanismes à l’origine des chocs extérieurs constitue une étape essentielle pour construire des économies plus solides et moins vulnérables aux perturbations internationales.
« Il est nécessaire de réaliser une étude approfondie sur l’origine des crises et des chocs externes afin de mieux les anticiper, de renforcer la résilience des économies de la région et de préserver la stabilité des prix », a recommandé André Wameso.
Cette approche vise à permettre aux banques centrale

