La République démocratique du Congo veut faire de ses ressources forestières et hydriques un moteur de développement durable. À Kinshasa, la ministre de l’Environnement, Marie Nyange Ndambo, a annoncé l’achèvement de la première politique forestière du pays, la poursuite de la révision du Code forestier et la création de l’Office congolais de l’eau, trois réformes inscrites dans la vision du président Félix Tshisekedi pour renforcer le leadership environnemental du pays.
La ministre de l’Environnement, du Développement durable et de la Nouvelle Économie du climat, Marie Nyange Ndambo, a présenté mardi à Kinshasa les principales réformes engagées par son ministère pour renforcer la gouvernance des ressources naturelles. À l’occasion d’un briefing de presse coanimé avec le ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya, elle a annoncé l’achèvement de la première politique forestière de la République démocratique du Congo, la poursuite de l’élaboration du nouveau Code forestier ainsi que la création de l’Office congolais de l’eau.
Selon la ministre, ces réformes traduisent la volonté du gouvernement de transformer les immenses ressources naturelles du pays en instruments de développement économique tout en garantissant leur préservation.
Une stratégie inscrite dans la vision présidentielle
Marie Nyange Ndambo a souligné que cette politique s’inscrit dans la vision du président Félix Tshisekedi, qui fait de la protection de l’environnement un axe majeur de la stratégie nationale de développement.
« La grande vision du Président de la République met l’environnement au premier plan, parce que nous sommes un grand pays forestier et nous avons besoin de préserver l’environnement tout en réglant les problèmes de pauvreté dans les zones rurales », a-t-elle déclaré.
Elle a également salué l’accompagnement de la Première ministre Judith Suminwa dans la mise en œuvre de ces réformes destinées à concilier conservation des écosystèmes et amélioration des conditions de vie des populations.
La ministre a annoncé que la RDC dispose désormais de sa toute première politique forestière, élaborée à l’issue d’un processus associant les services de l’État, le secteur privé, la société civile ainsi que les partenaires techniques et financiers.
« C’est la première fois que le pays a élaboré une politique forestière. La politique est finie, il ne reste plus que son adoption par le gouvernement », a-t-elle affirmé.
Parallèlement, le ministère poursuit la rédaction du nouveau Code forestier. Des consultations seront organisées dans les provinces afin d’associer les autorités locales, les communautés riveraines et les peuples autochtones avant la finalisation du texte.
Pour Marie Nyange Ndambo, ces deux instruments permettront de consolider le leadership de la RDC dans la gouvernance forestière et répondent également à plusieurs engagements internationaux, notamment dans le cadre des programmes soutenus par le Fonds monétaire international.
L’eau érigée en levier de développement
La ministre a également défendu la création de l’Office congolais de l’eau, estimant que la RDC, qui concentre plus de la moitié des réserves d’eau douce du continent africain, doit mieux valoriser cette ressource stratégique.
« Il fallait doter le pays d’un office qui va s’occuper non seulement de préserver l’eau, mais aussi d’affirmer notre leadership dans ce domaine et de donner au pays des ressources financières à partir de l’eau », a-t-elle expliqué.
Qualifiant l’eau d’« or bleu », Marie Nyange Ndambo a estimé que cette nouvelle structure contribuera à protéger les ressources hydriques, à prévenir leur raréfaction et à développer une économie autour de cette richesse naturelle.
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