Le carré minier de Mambau, dans le territoire de Mambasa (Ituri), a été la cible d’une nouvelle attaque attribuée aux rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF). Des maisons ont été incendiées, des biens pillés et plusieurs civils auraient été emportés par les assaillants, selon des sources locales.
Une nouvelle attaque attribuée aux rebelles ADF a secoué lundi 20 juillet 2026 le carré minier de Mambau, situé dans le groupement Bakaheku, chefferie de Babila-Babombi, territoire de Mambasa.
L’alerte a été donnée mardi 21 juillet par Ram’s Malikidogo, coordonnateur de l’Association pour la protection des droits de l’enfant et de la femme vulnérable. D’après son témoignage, les assaillants auraient progressé en traversant la rivière Soumo, en passant par Camp Libération, avant de faire irruption dans la zone minière.
Au cours de cette incursion, plusieurs habitations ont été réduites en cendres et des commerces ont été systématiquement pillés. Les rebelles auraient également emporté plusieurs civils dont le nombre exact reste encore inconnu. Ces derniers auraient été conduits vers Kambau, dans la direction du territoire de Lubero, une situation qui fait craindre une propagation des violences vers d’autres zones.
Cette attaque intervient quelques jours seulement après l’incendie de plusieurs cases dans la localité de Tepe, un acte également attribué aux ADF. La succession de ces attaques ravive les inquiétudes des habitants et témoigne de la persistance de l’instabilité sécuritaire dans cette partie de l’Ituri.
Face à la menace, Ram’s Malikidogo appelle les populations des villages environnants, notamment Bilulu, Dela, Lubumbashi, Nyanza, Angola et Darsalam, à renforcer leur vigilance et à signaler tout déplacement suspect aux forces de sécurité.
Il invite également les autorités militaires à intensifier les opérations de surveillance et à renforcer leur présence sur le terrain afin de prévenir de nouvelles incursions et mieux protéger les civils.
Pour l’heure, les informations demeurent encore partielles sur le bilan exact de cette attaque. Les habitants, déjà confrontés à des violences répétées, redoutent une nouvelle vague de déplacements forcés vers des localités considérées comme plus sécurisées.
Justin Mupanya, correspondant au Nord-Kivu

