L’appel de la République démocratique du Congo à une mobilisation africaine contre l’insécurité dans l’Est a trouvé un nouvel écho à Johannesburg. En marge de la Conférence annuelle des présidents des parlements nationaux et régionaux du Parlement panafricain, le président de l’Assemblée nationale, Aimé Boji Sangara, a exhorté les institutions parlementaires du continent à s’impliquer davantage pour défendre la souveraineté de la RDC et promouvoir une paix durable.
La crise sécuritaire persistante dans l’Est de la République démocratique du Congo a dominé le plaidoyer du président de l’Assemblée nationale, Aimé Boji Sangara, lors de la Conférence annuelle des présidents des parlements nationaux et régionaux du Parlement panafricain, organisée à Johannesburg, en Afrique du Sud. Devant ses homologues africains, il a appelé les institutions parlementaires du continent à renforcer leur engagement en faveur de la paix, de la souveraineté des États et de la stabilité régionale.
Accompagné notamment du rapporteur de l’Assemblée nationale, Jacques Djoli, et de plusieurs députés nationaux, Aimé Boji Sangara a dénoncé la persistance de l’agression contre la RDC, estimant que cette guerre continue d’alimenter les déplacements massifs de populations, les violations des droits humains et le pillage des ressources naturelles du pays.
Profitant de cette tribune continentale, le président de l’Assemblée nationale a demandé la présentation et l’examen en séance plénière du rapport de la mission effectuée par le Parlement panafricain dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu.
Il a invité les parlements africains à faire de la diplomatie parlementaire « un véritable instrument de prévention des conflits, de défense de la souveraineté des États et de promotion d’une paix durable », appelant l’Afrique à jouer un rôle plus actif face aux défis sécuritaires qui persistent dans l’Est de la RDC.
Au-delà de la question sécuritaire, Aimé Boji Sangara a présenté les deux projets stratégiques par lesquels la RDC entend contribuer à la réalisation de l’Agenda 2063 de l’Union africaine, sous l’impulsion du Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo.
Il a notamment mis en avant le Couloir vert Kivu-Kinshasa, destiné à protéger les forêts du bassin du Congo, préserver la biodiversité, renforcer la résilience climatique et promouvoir une économie verte créatrice d’emplois.
Le président de l’Assemblée nationale a également présenté le Programme Grand Inga, dont le potentiel de production est estimé à 44 000 mégawatts, comme un projet appelé à soutenir l’industrialisation de la RDC tout en répondant aux besoins énergétiques de plusieurs pays africains.
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