La République démocratique du Congo a engagé une mission multisectorielle sur le corridor Douala–Bangui–Zongo afin d’identifier les obstacles qui ralentissent le transit des marchandises destinées au Nord-Ouest du pays. Dépêchée par le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku, cette initiative intervient après les plaintes d’opérateurs économiques dénonçant un double dédouanement présumé. Les travaux associent plusieurs administrations congolaises et des autorités camerounaises, centrafricaines ainsi que les services frontaliers de Zongo.
Le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku, a dépêché une mission multisectorielle sur le corridor Douala–Bangui–Zongo afin d’identifier les contraintes qui affectent le transit des marchandises à destination du Nord-Ouest de la République démocratique du Congo, à la suite des préoccupations exprimées par des opérateurs économiques sur un double dédouanement présumé des cargaisons en transit.
Cette mission réunit des experts du cabinet du ministre du Commerce extérieur, de l’Agence nationale pour la promotion des exportations (ANAPEX), de la Direction générale des douanes et accises (DGDA), de la Société d’exploitation du guichet unique du commerce extérieur (SEGUCE), de l’Office national des produits agricoles du Congo (ONAPAC) ainsi que de l’Agence congolaise de gestion des transitaires (ACGT).
L’objectif consiste à dresser un état des lieux des difficultés rencontrées le long de cet axe commercial stratégique et à formuler des recommandations destinées à améliorer la fluidité des opérations d’importation et d’exportation.
Les travaux ont débuté le 4 août à Yaoundé, où la délégation congolaise a tenu des séances de travail avec les administrations camerounaises en charge du Commerce et des Douanes.
Les échanges ont porté sur les procédures appliquées aux marchandises en transit, les mécanismes de contrôle ainsi que les modalités de coopération entre les services compétents des deux pays.
Du 5 au 6 août, la mission a poursuivi ses consultations à Douala avec les services douaniers, le guichet douanier de la République centrafricaine et le Guichet unique des opérations du commerce extérieur. Une visite technique du port de Douala a également permis aux experts d’examiner l’ensemble de la chaîne logistique empruntée par les marchandises destinées à la RDC.
Après l’étape camerounaise, la délégation a poursuivi ses consultations en République centrafricaine afin d’analyser les procédures appliquées sur le tronçon Bangui–Zongo, avant de clôturer sa mission à Zongo, dans la province du Sud-Ubangi.
Cette dernière étape a été consacrée à un état des lieux du poste frontalier ainsi qu’à l’identification des contraintes opérationnelles susceptibles de ralentir le transit des marchandises entre les différents pays traversés.
La mission est conduite par Henri Gerendawelé, directeur général adjoint de l’ANAPEX. Le cabinet du ministre du Commerce extérieur y est représenté par Shopper Kasiki, coordonnateur adjoint, et Carlos Benga, conseiller du ministre. Les conclusions attendues vont permettre d’éclairer les autorités compétentes sur les mesures à mettre en œuvre pour renforcer la fluidité des échanges commerciaux sur ce corridor régional et améliorer la compétitivité du commerce extérieur congolais.
Le corridor Douala–Bangui–Zongo constitue l’un des principaux axes d’approvisionnement du Nord-Ouest de la République démocratique du Congo. Il relie le port de Douala, au Cameroun, aux provinces congolaises en passant par la République centrafricaine. Les opérateurs économiques y signalent régulièrement des lenteurs administratives, des coûts logistiques élevés et des difficultés liées aux formalités douanières, des contraintes qui pèsent sur les délais d’acheminement des marchandises et sur le coût des échanges commerciaux.
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