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18 août, 2026 - 00:32:55
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Isaac JC Tshilumbayi et la CONAPAC portent les attentes paysannes sur la loi semencière

Les préoccupations du monde paysan ont été portées au cœur du processus législatif sur les semences. Reçu par le premier vice-président de l’Assemblée nationale, Isaac JC Tshilumbayi, le secteur agricole, représenté par la CONAPAC, a plaidé pour l’intégration de sept priorités dans le projet de loi semencière, afin d’adapter le futur cadre juridique aux réalités des producteurs sur l’ensemble du territoire.

Le premier vice-président de l’Assemblée nationale, Isaac JC Tshilumbayi, a échangé avec une délégation de la Confédération nationale des agriculteurs du Congo (CONAPAC), venue plaider pour une meilleure prise en compte des réalités du monde paysan dans l’élaboration de la loi semencière.

Conduite par Espérance Nzuzi, présidente du conseil d’administration de la CONAPAC, la délégation a présenté sept préoccupations majeures liées à l’organisation du secteur semencier et aux conditions dans lesquelles les agriculteurs ont exercé leurs activités à travers le pays.

Sept préoccupations portées par les agriculteurs

Les échanges ont notamment porté sur la reconnaissance du métier d’agriculteur multiplicateur, la mise en place des interprofessions et une meilleure organisation des différents intervenants de la filière.

La CONAPAC a également plaidé pour une plus grande opérationnalité de l’Institut national pour l’étude et la recherche agronomiques (INERA), ainsi que pour la reconnaissance, dans le catalogue national, de certaines variétés traditionnelles utilisées pour des produits de base et réputées plus résilientes.

La délégation a aussi insisté sur la promotion des banques de semences, y compris traditionnelles, l’organisation du métier d’agro-dealer et la réorganisation de la chaîne de production et de distribution des semences, depuis les semences pré-base et de base jusqu’aux différentes générations de multiplication.

Pour les représentants du secteur paysan, ces préoccupations ont constitué des éléments essentiels afin que le futur dispositif légal corresponde davantage aux réalités vécues par les producteurs, les coopératives et les autres acteurs de la chaîne agricole.

Porteur de l’initiative de la loi semencière et élu de Luiza, dans le Kasaï-Central, Isaac JC Tshilumbayi s’est montré favorable aux contributions formulées par les agriculteurs.

Le premier vice-président de la chambre basse du Parlement a réaffirmé son engagement en faveur des populations rurales et a indiqué qu’il allait veiller à ce que les préoccupations exprimées soient examinées dans le processus d’élaboration du texte.

Selon les participants, l’objectif a consisté à parvenir à un cadre législatif prenant en compte les réalités du secteur et les attentes des principaux acteurs concernés.

« Le texte final » a ainsi été appelé à intégrer les préoccupations des agriculteurs, des coopératives et des autres intervenants du secteur semencier, notamment dans la perspective des prochaines étapes parlementaires.

Un dialogue appelé à se poursuivre

Espérance Nzuzi a, au nom de la délégation, salué l’initiative et remercié Isaac JC Tshilumbayi pour l’attention accordée aux préoccupations du monde rural.

Elle a également souligné l’importance d’une loi semencière adaptée aux besoins des agriculteurs dans le Grand Kasaï comme dans les autres provinces du pays.

À l’issue de la rencontre, les deux parties ont convenu de maintenir un dialogue permanent afin d’accompagner le processus législatif jusqu’à son adoption définitive. Des consultations élargies avec les principaux acteurs du monde agricole vont ainsi permettre d’enrichir le texte et de rapprocher davantage son contenu des réalités du terrain.

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