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24 octobre, 2026 - 19:29:29
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Mobutu Nzanga soutient le dialogue de Félix Tshisekedi et appelle à rompre avec la politique des armes

Le dialogue national annoncé par Félix Tshisekedi reçoit le soutien de Mobutu Nzanga Ngbangawe. Dans une prise de position publiée après l’adresse du chef de l’État, le fils de l’ancien président Mobutu Sese Seko s’appuie sur l’histoire politique de la RDC pour défendre la concertation comme moyen de préserver la Nation. Il insiste toutefois sur une ligne rouge : les armes ne peuvent constituer une voie d’accès à la légitimité politique. Pour lui, le dialogue doit surtout servir la paix, la souveraineté et la refondation de l’État.

Mobutu Nzanga Ngbangawe dit avoir suivi « avec attention » l’adresse à la Nation de Félix Tshisekedi annonçant la tenue d’un Dialogue national consacré à la paix, à la cohésion nationale et à la refondation de l’État. Il accueille favorablement cette initiative, tout en estimant que sa portée doit être appréciée à la lumière de l’histoire politique congolaise.

« Le dialogue n’est pas étranger à notre histoire », souligne-t-il, en rappelant plusieurs rendez-vous politiques organisés depuis l’indépendance : les conférences de Léopoldville, Tananarive, Coquilhatville et Lovanium, la Conférence nationale souveraine, les accords de Lusaka, le Dialogue intercongolais de Sun City ainsi que les Concertations nationales et les dialogues plus récents.

Selon lui, chacun de ces processus répondait à des circonstances particulières. Certains ont produit des avancées, tandis que d’autres ont laissé des engagements inachevés. Ces expériences doivent néanmoins servir de repères pour éviter de reproduire les mêmes limites.

Le refus d’une légitimité acquise par les armes

Dans sa déclaration, Mobutu Nzanga Ngbangawe accorde une place centrale à la question des rébellions et de leur rapport à l’exercice du pouvoir. Il dit partager le principe défendu par Félix Tshisekedi selon lequel « les armes ne peuvent conférer une légitimité politique ».

Il estime que la réconciliation nationale ne doit pas avoir pour conséquence de transformer la rébellion en moyen, direct ou indirect, d’accéder au pouvoir ou aux responsabilités publiques.

« La réconciliation ne peut avoir pour conséquence de faire de la rébellion, directement ou indirectement, une voie d’accès au pouvoir ou aux responsabilités publiques », affirme-t-il.

Pour l’ancien vice-Premier ministre, rompre avec ce cycle constitue également un enjeu de la refondation de l’État. Le dialogue ne doit donc pas se limiter à un compromis entre acteurs politiques, mais contribuer à traiter les fragilités qui affectent durablement les institutions congolaises.

La refondation de l’État au centre

Mobutu Nzanga Ngbangawe estime que le rendez-vous annoncé par le chef de l’État doit servir la paix, la cohésion nationale et la préservation de la souveraineté de la RDC. Il appelle également à examiner « avec lucidité » les faiblesses qui persistent dans le fonctionnement de l’État malgré les différents accords et compromis conclus au fil de l’histoire.

À ses yeux, la refondation doit notamment permettre de « remettre de l’ordre dans les affaires de l’État », de réaffirmer le sens des responsabilités et de renforcer les institutions. L’intérêt de la Nation doit, selon lui, demeurer supérieur aux intérêts particuliers.

Il défend ainsi l’ambition d’un Congo « en paix avec lui-même et avec ses voisins, maître de son destin, respecté dans sa souveraineté » et doté d’un État capable d’exercer pleinement son autorité et ses fonctions régaliennes.

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