La rentrée scolaire 2026-2027 est effective. À Kinshasa, la ministre d’État en charge de l’Éducation nationale et Nouvelle Citoyenneté, Raïssa Malu, s’est rendue dans plusieurs écoles publiques pour constater la reprise des activités. Cette présence sur le terrain a donné le ton à une rentrée qui concerne près de 31 millions d’élèves à travers la République démocratique du Congo. À l’Institut technique agricole et vétérinaire de N’Sele, où la cérémonie officielle a été organisée, la ministre a réaffirmé la nécessité de maintenir l’école en fonctionnement, y compris dans les zones confrontées à l’insécurité. Elle a également annoncé le déploiement de 78 cantines scolaires, soit trois par province. Dans les provinces, les premiers constats révèlent une reprise globalement effective, mais marquée par des réalités contrastées : démarrage timide à Mbandaka, forte mobilisation à Kananga, inquiétudes sur la déperdition scolaire à Kisangani et renforcement des dispositifs sanitaires contre Ebola en Ituri et au Nord-Kivu.
Le 1er septembre, les établissements scolaires de la RDC ont rouvert leurs portes pour une nouvelle année scolaire. À Kinshasa, Raïssa Malu a choisi le terrain pour prendre le pouls de cette reprise. Avant de présider la cérémonie officielle à l’Institut technique agricole et vétérinaire de N’Sele, elle a effectué une ronde dans plusieurs écoles publiques de la capitale.
La présence des enseignants et la mobilisation observées dans les établissements visités ont marqué cette première journée. Pour le ministère de l’Éducation nationale et Nouvelle Citoyenneté, cette mobilisation doit permettre de faire de l’école un espace d’apprentissage de qualité, de discipline et de citoyenneté.
La ministre a profité de la cérémonie de N’Sele pour annoncer une mesure destinée à améliorer les conditions d’apprentissage. « Nous lançons également cette année le déploiement de 78 cantines scolaires, soit trois par province. Il s’agit d’une première étape pour mieux prendre en compte les conditions concrètes dans lesquelles nos enfants apprennent », a-t-elle déclaré.
Raïssa Malu a également replacé cette rentrée dans le contexte sécuritaire et sanitaire que connaît une partie du pays. « Notre devoir reste le même : faire fonctionner l’école partout où cela est possible », a-t-elle affirmé, en insistant sur le droit à l’éducation des élèves vivant dans les zones affectées par les conflits.
Équateur : une reprise timide à Mbandaka
À Mbandaka, dans la province de l’Équateur, la rentrée a été effective, mais la fréquentation est restée faible dans certains établissements publics visités par l’ACP.
Au Centre féminin Marie-Antoinette, les enseignants étaient présents dès les premières heures. Plusieurs élèves, en revanche, sont arrivés avec retard. La préfète, Gertrude Mbongo, a indiqué qu’un rassemblement avait été organisé pour présenter le règlement intérieur aux élèves.
Elle a évoqué plusieurs facteurs susceptibles d’expliquer cette faible affluence, notamment le fait que la date officielle de rentrée tombe au milieu de la semaine. Elle a aussi cité le climat social marqué par un soupçon de grève des syndicalistes et le non-paiement de certains fonctionnaires de l’État.
Kongo Central : Boma mise sur l’engagement
À Boma, dans le Kongo Central, le lancement officiel de l’année scolaire a été présidé par le ministre provincial de l’Éducation, Jean Kimboko Ndombasi.
Il a présenté cette rentrée comme le point de départ d’un nouvel engagement en faveur de la formation de la jeunesse. « La cérémonie d’aujourd’hui n’est pas une rentrée scolaire. C’est le début d’une nouvelle aventure, un nouvel engagement, une nouvelle détermination », a-t-il déclaré.
Son message a mis l’accent sur la responsabilité des élèves et des enseignants dans la préparation des futurs cadres de la province et du pays.
Kasaï Central : forte mobilisation à Kananga
À Kananga, dans le Kasaï Central, la reprise des cours a été particulièrement visible au Complexe scolaire Les Enfants d’Israël. Les élèves des cycles maternel, primaire et secondaire ont répondu massivement à l’appel, tout comme les enseignants.
Le promoteur de l’établissement, Jean de Dieu Cimeya, a salué cette mobilisation. « Les élèves comme les enseignants des cycles maternel, primaire et secondaire de notre établissement se sont rendus massivement à l’école, dès le premier jour, dans le strict respect du calendrier scolaire », a-t-il déclaré.
Les cours ont ainsi démarré conformément au calendrier fixé par le ministère.
Tshopo : la déperdition scolaire au centre des préoccupations
À Kisangani, le gouverneur de la Tshopo, Paulin Lendongolia,

