La riposte contre la maladie à virus Ebola reste sous surveillance étroite en République démocratique du Congo. Réunis le 16 septembre à Kinshasa sous la présidence du Secrétaire général à la Santé publique, les acteurs de la réponse ont relevé une baisse des cas et des décès depuis le 15 août, tout en maintenant des priorités opérationnelles face aux foyers persistants.
La baisse observée depuis le 15 août dans le nombre de cas et de décès liés à la maladie à virus Ebola apporte un signal encourageant, sans pour autant mettre fin à la vigilance. Une réunion de coordination stratégique consacrée au suivi de la riposte s’est tenue le 16 septembre à Kinshasa, sous la présidence du Secrétaire général à la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale.
Les échanges ont porté sur l’évolution de la situation épidémiologique ainsi que sur les mesures à maintenir pour contenir la propagation du virus. Malgré l’amélioration enregistrée au cours des dernières semaines, certaines zones demeurent préoccupantes et nécessitent une mobilisation constante des équipes engagées dans la réponse.
Butembo reste sous surveillance
La situation demeure notamment préoccupante à Butembo, où la persistance de risques épidémiologiques appelle à maintenir une vigilance renforcée. Les participants à la réunion ont ainsi insisté sur la nécessité de poursuivre les interventions sur le terrain, tout en adaptant la riposte à l’évolution de la situation.
Cette approche vise à éviter que la baisse actuelle des indicateurs ne conduise à un relâchement des mesures de prévention, de surveillance et de prise en charge. La coordination entre les différents intervenants constitue, à ce stade, un élément central pour assurer la continuité des opérations.
Sécuriser les médicaments et les intrants
Au-delà du suivi des données épidémiologiques, la réunion a permis de dégager plusieurs priorités destinées à consolider la réponse. Le renforcement de la coordination figure parmi les principaux axes retenus, avec la volonté d’assurer une meilleure articulation des actions conduites dans les différentes zones concernées.
La sécurisation des médicaments et des intrants essentiels constitue également une priorité. La disponibilité régulière de ces ressources doit permettre aux équipes opérationnelles de poursuivre leurs interventions dans de bonnes conditions et de répondre aux besoins liés à l’évolution de l’épidémie.
Les participants ont par ailleurs examiné la finalisation du plan de riposte, document appelé à structurer les prochaines interventions et à préciser les responsabilités des différents acteurs. Cette étape doit accompagner la poursuite des opérations dans les zones affectées.
La préparation des provinces qui ne sont pas encore touchées a également été retenue comme un axe important. Elle vise à renforcer leur capacité à détecter rapidement d’éventuels cas et à mettre en œuvre les mesures appropriées en cas de menace.
Infos27

