Une mobilisation à l’échelle nationale. De Kinshasa au Kasaï, en passant notamment par l’Équateur, la Tshopo et le Haut-Katanga, l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS/Tshisekedi) et ses alliés ont affiché, mardi 22 septembre, leur capacité à rassembler autour des institutions de la République, du président Félix-Antoine Tshisekedi, du dialogue national et du processus référendaire. Dans la capitale, des milliers de militants ont investi les artères de Limete, dans une ambiance ponctuée de chants, de drapeaux et de pancartes favorables au chef de l’État. Des rassemblements ont également été observés dans plusieurs provinces, donnant à la journée une dimension nationale. Au terme du cortège à Kinshasa, le secrétaire général et président intérimaire de l’UDPS, Augustin Kabuya, a appelé Félix Tshisekedi à accepter le changement de la Constitution, en invoquant la souveraineté populaire consacrée par l’article 5.
L’image de la journée ne s’est pas limitée à la capitale. Alors que les militants de l’UDPS et de plusieurs formations alliées se mobilisaient à Kinshasa, les structures locales du parti présidentiel ont également organisé des rassemblements dans plusieurs provinces.
Au Kasaï, dans l’Équateur, la Tshopo et le Haut-Katanga notamment, des militants ont répondu à l’appel de la direction du parti. Ils ont manifesté leur soutien aux institutions de la République, au président Félix-Antoine Tshisekedi, au processus référendaire et au dialogue national.
Ces mobilisations provinciales ont donné une portée nationale à l’initiative du parti présidentiel. Dans les différents rassemblements, les participants ont arboré les couleurs de l’UDPS, brandi des drapeaux et porté des messages favorables au chef de l’État et aux institutions.
L’enjeu constitutionnel figurait au centre des messages, aux côtés du soutien au dialogue national et aux initiatives institutionnelles portées par le camp présidentiel.
Kinshasa au cœur du dispositif
À Kinshasa, plusieurs milliers de militants de l’UDPS et de ses alliés se sont retrouvés dans la commune de Limete avant de prendre la direction du boulevard Lumumba, conformément à l’itinéraire convenu avec les autorités provinciales.
Le cortège, parti de la 11e rue, est passé notamment par Sendwe avant de poursuivre sa progression vers son point de chute. Drapeaux, calicots, pancartes et chants à la gloire du chef de l’État ont accompagné les manifestants.
Un important dispositif de la Police nationale congolaise a été déployé pour encadrer la marche et veiller au respect des dispositions convenues entre les organisateurs et les autorités.
Pour la direction de l’UDPS, l’ampleur de la participation constitue un message politique adressé aux institutions et au chef de l’État. Le parti entend ainsi montrer que sa base demeure mobilisée autour de son agenda institutionnel.
Kabuya demande le changement de la Constitution
C’est dans ce contexte qu’Augustin Kabuya a directement interpellé Félix Tshisekedi sur la réforme constitutionnelle.
« Nous disons au Président de la République, le moment est venu où vous devez nous aider à changer cette Constitution. Le moment est venu pour que vous puissiez accepter notre volonté de changer la Constitution », a déclaré le secrétaire général et président intérimaire de l’UDPS.
Pour soutenir cette demande, il s’est référé à l’article 5 de la Constitution, qui dispose que la souveraineté nationale appartient au peuple et que celui-ci l’exerce notamment par voie de référendum.
« Référez-vous à l’article 5 de la Constitution, car tout ce que vous pouvez faire c’est au nom de la population. Cette population ici veut voir le changement de la Constitution », a-t-il poursuivi.
Le référendum constitue ainsi l’un des principaux axes du message porté par l’UDPS. Le parti soutient que les grandes questions relatives à l’

