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Kinshasa
24 septembre, 2026 - 20:26:20
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ONU : Thérèse Kayikwamba Wagner défend une gouvernance inclusive de l’intelligence artificielle

L’intelligence artificielle s’impose désormais comme un enjeu de paix et de sécurité internationales. À New York, la ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, de la Coopération internationale et de la Francophonie, Thérèse Kayikwamba Wagner, a appelé à anticiper les risques liés à cette technologie tout en préservant ses bénéfices. Elle a surtout défendu une gouvernance inclusive, permettant aux pays en développement de participer à l’élaboration des normes et de bénéficier des retombées de la révolution technologique. Pour la RDC, cette question rejoint directement celle des ressources stratégiques, de l’industrialisation et de la nécessité d’éviter de nouvelles dépendances.

Le développement rapide de l’intelligence artificielle transforme déjà les infrastructures critiques, les systèmes de décision et les environnements militaires. Pour Kinshasa, cette évolution impose de passer de l’anticipation des risques à une véritable logique de prévention.

Thérèse Kayikwamba Wagner a notamment évoqué les vulnérabilités liées aux systèmes de plus en plus autonomes, ainsi que les questions de responsabilité, de prévisibilité et de contrôle humain qu’ils soulèvent. Dans les situations de conflit, les drones et les technologies de surveillance peuvent servir à l’observation, à la reconnaissance ou au suivi des cessez-le-feu.

Ils peuvent aussi être utilisés à des fins militaires, de désinformation et de propagande.

La ministre a ainsi appelé à placer la responsabilité au centre de la réflexion. Les États doivent mettre en place des cadres juridiques appropriés et assurer une supervision effective. Les entreprises technologiques doivent également renforcer l’évaluation des risques, la transparence, la traçabilité et la notification des incidents.

Kinshasa plaide pour l’inclusion

Pour la RDC, l’enjeu ne se limite pas à la sécurité. Il concerne aussi la répartition des capacités et des bénéfices liés à la révolution technologique.

Les pays en développement, a souligné Thérèse Kayikwamba Wagner, ne peuvent être réduits au rôle de simples utilisateurs de technologies conçues ailleurs ou de destinataires de normes élaborées sans leur participation suffisante. Ils doivent disposer des moyens scientifiques, techniques et institutionnels nécessaires pour évaluer ces technologies, participer à leur gouvernance et développer leurs propres capacités d’innovation.

Cette exigence prend une dimension particulière pour la RDC. L’intelligence artificielle repose en effet sur des infrastructures, de l’énergie, des capacités industrielles et des ressources naturelles stratégiques. La révolution numérique demeure donc étroitement liée à la réalité matérielle des chaînes d’approvisionnement.

Les ressources naturelles au cœur du débat

La ministre a établi un parallèle entre la gouvernance de l’intelligence artificielle et celle des ressources naturelles. Lors de sa présidence du Conseil de sécurité en juillet, la RDC avait déjà appelé à une gestion responsable, transparente et équitable des ressources afin de contribuer à la prévention des conflits et à la sécurisation des chaînes d’approvisionnement.

Pour Kinshasa, l’essor technologique ne doit pas reproduire les déséquilibres économiques du passé : des pays qui fournissent les ressources essentielles, tandis que la transformation, la technologie et l’essentiel de la valeur ajoutée restent concentrés ailleurs.

La RDC défend ainsi une approche fondée sur trois principes : « la responsabilité partagée, l’inclusion et la