La compagnie Tracep Congo Aviation ne peut plus exploiter ses aéronefs sur le territoire national à la suite du crash qui a fait 17 morts vendredi 25 septembre à Kenge, dans le Kwango. Son Certificat de transporteur aérien (CTA) a été suspendu par l’Autorité de l’aviation civile sur instruction du vice-Premier ministre chargé des Transports, en attendant les conclusions des enquêtes sur cet accident.
Le gouvernement congolais a décidé de suspendre l’exploitation des aéronefs de Tracep Congo Aviation à la suite du crash qui a fait 17 morts vendredi 25 septembre à Kenge, dans la province du Kwango. La mesure a été prise par le vice-Premier ministre et ministre des Transports, qui a instruit l’Autorité de l’aviation civile de suspendre immédiatement le Certificat de transporteur aérien (CTA) de cette compagnie.
Dans un communiqué rendu public samedi 26 septembre 2026, le ministère des Transports, Voies de communication et Désenclavement précise que cette suspension concerne l’exploitation des aéronefs de Tracep Congo Aviation sur l’ensemble du territoire national. Elle restera en vigueur jusqu’à la conclusion des enquêtes menées par le Bureau permanent d’enquêtes et accidents/incidents d’aviation (BPEA).
17 morts dans le crash
Le gouvernement confirme par ailleurs le bilan de 17 victimes annoncé la veille par le vice-gouverneur du Kwango, Rémy Saki, qui assure l’intérim du gouverneur Willy Bitwisila. L’accident a fait 13 victimes parmi les passagers et quatre membres d’équipage.
Le crash s’est produit aux environs de 14 heures (UTC+1). L’appareil, un Let 410 UVP immatriculé 9S-GUC et exploité par Tracep Congo Aviation, s’est écrasé à Kenge dans des circonstances qui font actuellement l’objet d’investigations.
Plusieurs hauts responsables de la justice militaire figurent parmi les victimes. Le gouvernement cite notamment le lieutenant-général Mutombo Katalayi Tende Joseph, premier président de la Haute Cour militaire, ainsi que le lieutenant-général Likulia Bakumi Lucien René, auditeur général des FARDC. D’autres militaires ont également péri dans l’accident.
Les enquêtes en cours
Dans un communiqué publié vendredi, le porte-parole des FARDC, le général-major Sylvain Ekenge Bomusa Efomi, avait confirmé la disparition des hauts magistrats militaires.
« Les Forces Armées de la République Démocratique du Congo déplorent la perte de ces Hauts Magistrats Militaires qui ont consacré toute leur carrière au service de la République », avait-il écrit, tout en présentant ses condoléances aux familles des disparus.
De son côté, le ministère des Transports a exprimé sa compassion aux familles et aux proches des victimes. Il assure que les informations complémentaires seront communiquées au fur et à mesure de l’évolution des enquêtes destinées à établir les circonstances de ce crash.
Franck Yenga

