Le droit d’accès à l’information publique revient au centre du débat institutionnel en République démocratique du Congo, à l’occasion de la Journée internationale de l’accès universel à l’information. Le ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya, a défendu l’élaboration d’un cadre légal conforme à la Constitution et aux réalités nationales, tout en appelant à renforcer la vérification des informations face à la désinformation. La proposition de loi est inscrite au calendrier parlementaire de septembre 2026.
Le ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya, a plaidé lundi pour l’élaboration d’une loi sur l’accès à l’information publique qui tienne compte à la fois de la Constitution, des institutions et des réalités de la République démocratique du Congo. Il s’exprimait à l’Assemblée nationale, à l’occasion de la Journée internationale de l’accès universel à l’information.
Patrick Muyaya a rappelé que l’accès à l’information est consacré par l’article 24 de la Constitution. À ses yeux, ce droit constitue un levier de transparence, de participation citoyenne et de responsabilité dans la gestion des affaires publiques.
« Ce droit, consacré par l’article 24 de la Constitution de la RDC, constitue l’un des piliers essentiels de toute société démocratique », a déclaré le ministre.
La Journée internationale de l’accès universel à l’information, instituée par l’Unesco en 2015 puis reconnue par les Nations unies en 2019, est placée cette année sous le thème « Préserver l’intégrité de l’information à l’ère numérique ».
La question du cadre légal demeure particulièrement suivie en RDC. Une proposition de loi relative à l’accès à l’information et à la transparence de la vie publique, déposée à l’Assemblée nationale en octobre 2024 et déclarée recevable en mars 2026, figure au calendrier de la session parlementaire de septembre.
La lutte contre la désinformation
Dans un environnement numérique marqué par la circulation rapide des contenus, le ministre a insisté sur la nécessité de développer une capacité de vérification et d’analyse critique.
« Aujourd’hui, plus que jamais, il ne suffit pas d’avoir accès à l’information, il est tout aussi essentiel de disposer des compétences nécessaires pour l’analyser, l’évaluer de manière critique », a-t-il souligné.
Cette position rejoint les orientations déjà défendues par le ministère, notamment sur la nécessité de privilégier des informations corroborées et des sources fiables dans un contexte de progression de la désinformation. ([Ministère de la Communication et Médias.
Une loi adaptée au contexte national
Patrick Muyaya a également rappelé les avancées introduites par le cadre légal relatif à l’exercice de la liberté de la presse et de l’information, tout en plaidant pour l’aboutissement d’une législation spécifique sur l’accès à l’information publique.
Il a notamment appelé les professionnels des médias à revenir aux sources : « Aller à la source, vérifier les faits et confronter les informations. C’est par une information vérifiée, rigoureuse et responsable que nous ferons reculer la désinformation », a-t-il déclaré.
Sur le futur texte, le ministre a appelé à éviter une reproduction mécanique de législations étrangères. « Notre responsabilité est aussi d’éviter toute transposition mécanique de modèles étrangers. Notre loi doit répondre à notre Constitution, à nos institutions et à nos réalités », a-t-il précisé.
Il a ainsi défendu le principe de l’accès à l’information, assorti de restrictions clairement définies lorsqu’elles concernent notamment la défense nationale, la sûreté de l’État ou la vie privée. Il a enfin annoncé le dépôt d’observations techni

