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Kinshasa
2 octobre, 2026 - 21:56:53
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Kasaï Oriental : Jacquemain Shabani renforce la gouvernance sécuritaire de proximité à Mbuji-Mayi

La gouvernance sécuritaire de proximité s’installe au cœur de l’action des autorités territoriales. À Mbuji-Mayi, le vice-Premier ministre Jacquemain Shabani a lancé samedi la vulgarisation des textes encadrant les comités provinciaux et locaux de sécurité. L’initiative, issue d’un atelier de quatre jours, vise à renforcer la coordination entre autorités publiques et acteurs non étatiques pour mieux identifier les menaces et construire des réponses adaptées au niveau local.

La sécurité de proximité prend forme dans les provinces. À Mbuji-Mayi, chef-lieu du Kasaï-Oriental, le vice-Premier ministre, ministre de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires coutumières, Jacquemain Shabani Lukoo Bihango, a lancé samedi 26 septembre la vulgarisation des textes légaux relatifs à la création, à l’organisation et au fonctionnement des comités provinciaux et locaux de sécurité.

Cette activité a marqué la clôture d’un atelier de quatre jours consacré au renforcement des capacités des autorités territoriales sur la nouvelle approche de gouvernance sécuritaire de proximité. Elle constitue la 12e étape de l’itinérance du VPM Shabani à travers le pays.

Des comités appelés à jouer pleinement leur rôle

Le ministre de l’Intérieur a rappelé l’obligation de tenir régulièrement les réunions des comités de sécurité, conformément aux dispositions légales en vigueur. Ces structures sont appelées à constituer des cadres permanents de concertation entre les différents responsables chargés de la sécurité dans leurs juridictions.

Pour Jacquemain Shabani, leur rôle ne doit pas se limiter à constater les situations d’insécurité. Les comités doivent permettre d’identifier et d’analyser collectivement les menaces, d’en apprécier les causes et de proposer des réponses adaptées aux réalités locales.

Cette approche entend ainsi rapprocher la décision sécuritaire du terrain et favoriser une meilleure circulation de l’information entre les autorités territoriales et les communautés.

La société civile davantage impliquée

La réforme accorde également une place aux acteurs non étatiques. Le vice-Premier ministre a insisté sur l’implication de la société civile, des mouvements associatifs, des organisations patronales et des transporteurs dans les mécanismes de gouvernance sécuritaire.

Cette participation doit notamment s’exprimer à travers des réunions élargies des comités de sécurité ainsi que des forums organisés au niveau des quartiers et des groupements. L’objectif est de faire remonter les préoccupations locales et de permettre aux autorités de disposer d’une lecture plus complète des risques.