La Commission électorale nationale indépendante engage une nouvelle étape de modernisation de son fonctionnement. Le président de la CENI, Denis Kadima, a lancé lundi à Kinshasa deux programmes consacrés à la numérisation et à la gestion électronique des documents, ainsi qu’au renforcement des capacités du personnel. L’initiative vise à sécuriser la mémoire institutionnelle de la Centrale électorale et à consolider les compétences de ses cadres et agents.
La Commission électorale nationale indépendante (CENI) poursuit la modernisation de ses outils et de ses méthodes de travail. Son président, Denis Kadima Kazadi, a officiellement lancé, lundi 28 septembre à Kinshasa, le programme de numérisation et de Gestion électronique des documents (GED), parallèlement à un programme de renforcement des capacités des cadres et agents de la Centrale électorale.
Les deux initiatives reposent sur une même orientation : préserver les documents produits par l’institution tout en consolidant les compétences de ceux qui concourent à l’organisation des scrutins.
« Une institution chargée d’organiser et de garantir l’expression démocratique de la Nation se doit de préserver, avec la même rigueur, la mémoire de son action et la compétence de celles et ceux qui la servent », a déclaré Denis Kadima Kazadi.
Le programme de GED prévoit la numérisation des archives électorales produites depuis 2005 ainsi que la création d’un référentiel documentaire unique, sécurisé et traçable. La CENI entend notamment renforcer la sécurité des données et des accès, préserver l’intégrité des documents et garantir leur valeur probante.
762 agents concernés par la formation
Le second volet concerne directement le capital humain de l’institution. Au total, 762 cadres et agents du siège de la CENI et du Secrétariat exécutif provincial de Kinshasa bénéficieront d’une formation organisée en plusieurs vagues.
Les enseignements porteront notamment sur le cadre légal électoral, les fondamentaux du cycle électoral, l’histoire institutionnelle de la CEI à la CENI, l’intelligence artificielle appliquée aux processus électoraux ainsi que la formation des formateurs.
Pour Denis Kadima Kazadi, la modernisation technologique ne peut être dissociée du développement des compétences. « Une institution électorale ne vaut que par la compétence, la rigueur et l’intégrité de celles et ceux qui la servent, et aucun outil, si performant soit-il, ne saurait s’y substituer », a-t-il souligné.
Investir dans le capital humain
La CENI présente ainsi ces deux programmes comme un investissement à la fois dans son patrimoine documentaire et dans ses ressources humaines. Denis Kadima Kazadi y voit « un acte de responsabilité institutionnelle, et un acte de confiance envers les Congolaises et les Congolais ».
Le Secrétaire exécutif national, Thotho Mabiku, et le rapporteur adjoint de la CENI, Paul Muhindo, ont, pour leur part, relevé la portée de cette initiative. Paul Muhindo a notamment souligné que le management actuel a fait « le choix clair d’investir dans le capital humain ». La session de renforcement des capacités, a-t-il précisé, sera déployée en quatre phases.
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