La République démocratique du Congo et l’Italie veulent donner une nouvelle impulsion à leur coopération. À Rome, la ministre d’État aux Affaires étrangères, Thérèse Kayikwamba Wagner, a signé avec MED’OR un mémorandum d’entente destiné à structurer les consultations et les projets communs. L’accord cible notamment l’enseignement supérieur, les technologies avancées, la cybersécurité, la sécurité, les politiques publiques et l’intégration industrielle, avec l’ambition de transformer le dialogue bilatéral en actions concrètes.
À Rome, la République démocratique du Congo et l’Italie donnent un nouveau cadre à leur partenariat. La ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, Coopération internationale, Francophonie et Diaspora congolaise, Thérèse Kayikwamba Wagner, a pris part, mardi 29 septembre 2026, à la signature d’un mémorandum d’entente entre le gouvernement congolais et MED’OR, en présence de Marco Minniti.
Aux côtés du président de MED’OR, la cheffe de la diplomatie congolaise a signé le protocole d’accord qui établit le cadre général du partenariat et fixe les principes devant guider les consultations futures entre les deux parties.
Un nouvel élan au partenariat
Pour Thérèse Kayikwamba Wagner, la signature de cet instrument doit permettre de sortir d’une période de faible activité dans la relation entre les deux partenaires. Elle a appelé à une coopération davantage orientée vers des résultats concrets.
La ministre d’État a notamment prévenu que le mémorandum ne devait pas devenir « un accord de plus signé pour être gardé dans les tiroirs ». Cette exigence traduit la volonté de Kinshasa de donner une portée opérationnelle aux engagements pris avec son partenaire italien.
Dans cette perspective, plusieurs mécanismes sont envisagés, parmi lesquels la facilitation du dialogue stratégique, l’organisation de séminaires et d’ateliers d’études, ainsi que l’identification de projets destinés à renforcer les capacités dans différents secteurs.
Des secteurs prioritaires identifiés
Le nouveau cadre de coopération couvre plusieurs domaines considérés comme stratégiques. L’enseignement supérieur et les programmes de bourses figurent parmi les axes retenus, avec l’objectif de renforcer les échanges académiques et le développement des compétences.
La coopération doit également porter sur les technologies avancées, notamment la cybersécurité, l’intelligence artificielle, le spatial et les télécommunications. Ces secteurs s’ajoutent à l’analyse géopolitique et aux questions sécuritaires, dans un contexte international marqué par une évolution rapide des technologies et des enjeux de souveraineté.
Le partenariat prévoit en outre un volet consacré aux politiques publiques et à l’intégration industrielle, notamment en appui au Plan Mattei porté par l’Italie pour renforcer ses relations avec les pays africains.
Des actions concrètes attendues
La ministre d’État souhaite désormais que la signature de l’accord soit suivie d’initiatives concrètes. Elle a proposé l’organisation, dans les prochains mois, de missions d’experts, d’arrangements spécifiques et de manifestations d’intérêt associant notamment le secteur privé.
L’objectif affiché est de faire émerger des projets susceptibles de traduire les orientations du mémorandum en réalisations tangibles. Ces différentes initiatives devraient également permettre de renforcer les échanges entre administrations, experts, établissements d’enseignement et acteurs économiques.
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